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Rencontre avec le groupe Juniore lors de leur passage au Café De La Danse !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Florian Duboé

Photo Florian Duboé

Pouvez-vous présenter Juniore à nos lecteurs ?

Anna : Dans Juniore, nous sommes plein de filles et en ce moment, nous sommes trois. Moi, Anna, je chante et je joue de la guitare, Agnès joue du clavier et chante aussi.

Swanny : Je joue de la batterie et je fais les chœurs.

Comment s’est formé le groupe ?

A : Je réfléchissais au groupe depuis quelques années, j’avais envie d’écrire des chansons un peu nostalgiques et de jouer avec des filles. Cela fait maintenant à peu près deux ans et demi que j’ai commencé à monter le projet qui reste assez récent.

Pourquoi avoir choisi Juniore comme nom de scène ?

A : Au début, c’était un peu pour faire une blague car je me sentais vieille (rires), je me disais aussi que c’était un projet que j’allais pouvoir garder longtemps et peut-être jouer avec durant des années, je m’imaginais un peu avec mes copines devenues des mamies et que ce serait marrant de s’appeler Juniore à 75 ans. Juniore, également, car j’aimais bien l’idée de l’équipe sportive féminine et aussi parce que j’ai l’impression d’être une éternelle débutante dans la vie.

Photo Julia Grandperret

Photo Julia Grandperret

Comment définiriez-vous le style et l’esprit du groupe ?

A : On nous dit souvent que c’est rétro et je ne suis pas sûre d’être d’accord car j’ai l’impression que notre musique fait partie de l’ère du temps car on peut choisir l’époque à laquelle on a envie d’appartenir. Ne serait-ce qu’il y a dix ou quinze ans, tu n’avais pas accès à toutes les vidéos que tu peux voir aujourd’hui comme par exemple des lives de Françoise Hardy ou de Serge Gainsbourg. Je peux m’imprégner de cela alors qu’avant il fallait aller chercher des archives et c’était hyper compliqué. J’ai le sentiment que la musique que nous faisons est de la musique d’aujourd’hui car on choisit de reconstruire un peu un univers en s’inspirant de choses passées mais c’est aussi complètement imprégné dans la modernité.

J’ai lu qu’on parlait également d’electro yéyé…

S : Il n’y a pas grand-chose d’électronique puisque tout est joué finalement en vrai mais oui, c’est un peu cela, ce sont les yé-yé des années 2016.

Photo Julia Grandperret

Photo Julia Grandperret

Quelles sont vos influences musicales ou même cinématographiques ?

A : Personnellement, en ce moment, je suis dans une phase films d’horreur. J’aime bien ceux de Romero.

S : On est assez fans des films de zombies en général.

A : Je redécouvre également ma passion de jeunesse pour les films de Tim Burton. Musicalement, je dirais que tout a commencé avec Françoise Hardy que j’ai découvert un peu tard. Je pense que je suis tombée amoureuse de son univers hyper mélancolique et à la fois très léger, c’est une tristesse qui n’est pas du tout grave et j’ai trouvé cela assez génial. A travers ce prisme-là, je suis un peu rentrée dans l’époque et j’ai rencontré toutes les chanteuses yéyé dont celles que beaucoup ont oublié l’existence mais qui faisaient des chansons hyper efficaces. Ces petites chansons pop avaient pour but de faire danser ou tout simplement d’amuser. Petit à petit, je pense que l’on tend à s’en éloigner tout en gardant un fond attaché à cette époque. On se dirige un peu plus vers les années 70.

S : Il faut que l’on s’arrête après car les années 80, ça ne va pas le faire (rires).

Comment se sent-on au lendemain de la sortie de son premier album ?

A : C’est chouette comme sentiment surtout que cet album est sorti en cassette et on se disait justement avec Swanny qu’il fallait que l’on ressorte nos vieux lecteurs à cassette audio. On est ravies. C’est agréable d’avoir à un moment donné suffisamment de choses que l’on peut rassembler sur un album et que cela donne quelque chose d’assez cohérent. Il y a, c’est certain, une petite fierté.

Rencontre avec le groupe Juniore lors de leur passage au Café De La Danse !

Comment nous présenteriez-vous cet opus ?

A : Nous avons fait plein de morceaux qui ne sont pas sortis et de nos jours, c’est devenu difficile de sortir des disques et d’autant plus quand on est très indépendants comme nous. Je pense que l’on a pris le meilleur de chaque période et on a rassemblé ce qu’on a fait de mieux en tout cas je l’espère !

Pouvez-vous nous parler du nouveau single « La Route » ?

A : « La Route » est un morceau qui est un peu ancien et je crois qu’il cristallise assez bien l’état d’esprit de Juniore qui est d’avoir une mélancolie légère, une tristesse qui n’est pas très grave. C’est dansant même si cela raconte quelque d’assez triste. J’espère que l’on va réussir à faire un clip car j’ai envie d’en faire un avec des gens qui dansent et qui se lâchent complètement.

Photo Laurence Thonnon

Photo Laurence Thonnon

Quels sont les thèmes abordés dans vos chansons ?

A : On retrouve beaucoup la mélancolie quotidienne et le désamour. Il y a des choses qui apparaissent plus graves comme dans « L’Accident » ou « La Fin Du Monde » mais cela représente plutôt notre façon de dramatiser les choses, c’est une façon d’extérioriser.

Auriez-vous aimé vivre dans les années 60 comme pourrait le laisser présager votre musique ?

A : Oui et non car je crois que je me serais senti bloquée et j’aurais voulu vivre dans les années 40 ou 50.

S : En même temps, cela aurait été cool. On aurait profité de toute la musique de ces années-là, on aurait pu aller à un concert des Beatles par exemple.

A : Mais en même temps, je n’aurais pas aimé aller chez le dentiste à cette époque-là pour me faire enlever les amygdales (rires). Je dirais que je suis partagée, peut-être y vivre juste un an…

S : …ou même juste une journée.

A quoi ressemble Juniore sur scène ?

A : Nous avons des petites robes un peu comme Mercredi Adams puisque nous sommes dans notre phase films d’horreur.

S : Mais en plus drôles et nous sommes trois filles qui faisons du rock.

Rencontre avec le groupe Juniore lors de leur passage au Café De La Danse !

Quels sont vos prochains projets ?

A : On est en train de finir d’écrire un album et de l’enregistrer. On aimerait bien faire des concerts et mon rêve serait d’avoir un van Juniore afin de faire des petits voyages et découvrir des lieux nouveaux.

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