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Rencontre avec le groupe Anglais Fujiya & Miyagi !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Eva Bowan

Photo Eva Bowan

Pouvez-vous présenter le groupe à nos lecteurs ?

David : Je m’appelle David Best, je chante et je joue de la guitare. Nous avons avec nous dans Fujiya & Miyagi Ed Chivers à la batterie et Ben Adamo à la basse.

Steve : Je suis Steeve Lewis, je joue des claviers.

Pourquoi avoir choisi Fujiya & Miyagi comme nom de groupe ?

D : C’est une bonne question !

S : Cela remonte à des années. On joue ensemble depuis 16 ans maintenant et à l’époque, nous étions plus jeunes. Au moment où nous cherchions un nom de groupe, nous sommes tombés à la poste sur un poster des Beastie Boys où il y avait plusieurs platines et l’une d’elles s’appelait Fujiya. Nous étions deux producteurs de musique électronique à l’époque et personne ne savait qui nous étions. Dave est arrivé avec l’idée de Miyagi qui était un personnage dans le film « Karaté Kid » et cela sonnait immédiatement mieux que seulement Steve & Dave.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

S : Au football ! Nous sommes des amis de longue date. Nous avons joué dans plusieurs équipes ensemble.

Photo Eva Bowan

Photo Eva Bowan

J’ai lu que vous êtes influencés par les groupes de krautrock. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est ce courant musical ?

D : Le terme krautrock est généralement utilisé par la presse Anglaise pour décrire la musique Allemande des années 70 et plus particulièrement la musique électronique Allemande. C’est un peu réducteur car il y a tellement de groupes qui jouent tellement de styles différents mais pour être plus spécifiques ce serait une version résumée de ce qu’était la musique electro-rock minimaliste des années 70 sans les guitares solos et les mecs avec beaucoup de cheveux et sur laquelle on pouvait danser tranquillement. Je dirais que maintenant je suis plus influencé par le disco et l’italodisco.

Vous revenez avec « EP1 ». Comment présenteriez-vous ce disque ?

D : Ce disque ressemble à nos sets live.

S : Nous allons faire trois EPs. Cet EP est plus électronique ; par exemple, la batterie et les beats ont été programmés mais quand nous jouons les titres en concert, on les joue vraiment avec notre batteur et cela donne quelque chose de très dynamique et de très énergique.

D : Ce premier EP est sorti physiquement en vynil et les deux autres arriveront au début de l’année 2017. Vous devez regrouper les trois, c’est comme une collection d’autocollants Panini. C’est une idée très sympa et j’espère que cela plaira.

Photo Laurent Besson @ Sound Of Brit

Photo Laurent Besson @ Sound Of Brit

Pourquoi avez-vous préféré revenir avec un EP plutôt qu’avec un album ?

D : Pour plusieurs raisons. Principalement, cela est plus rapide à faire car cela prend moins de temps. Par le passé, nous avons pu passer beaucoup de temps pour faire un album et maintenant, nous avons des enfants qui ralentissent le processus mais d’une belle manière. Nous ne voulions pas disparaître pendant deux ans sans sortir de disque et donc l’idée des EPS a été très attractive pour nous.

S : Le premier EP est électronique, le second sonnera plus comme un groupe et nous réfléchissons au troisième.

D : Cet EP est comme un instantané et ce qui sera sympa et intéressant, c’est que les trois seront différents.

S : Même si je suis quelqu’un de toujours stressé, le fait de travailler sur quelques titres au lieu de préparer un album en entier est vraiment quelque chose de rafraîchissant. Le processus est plus agréable.

Est-ce que « EP1 » est différent du reste de votre discographie ?

S : Je pense qu’il est différent au niveau des textes.

D : Par le passé, nous avions l’habitude de nous servir de nos textes pour relâcher la pression de nos vies quotidiennes et dans cet EP, nous avons essayé d’être plus positifs et ça nous fait nous sentir mieux. On a toujours été chanceux que les gens dansent sur notre musique mais nous voulions avoir une perspective plus positive. Je pense que ce point de vue nouveau est bon pour l’EP, le groupe mais aussi pour celui qui va l’écouter.

S : Ce qui est différent également avec cet EP, c’est que cette fois ci nous n’avons délégué le mixage à quelqu’un d’extérieur au groupe. Ed notre batteur s’en est chargé avec passion, ce n’était pas juste un boulot.

Quel est le message de « Serotonin Rushes » ? Est-ce vrai que l’on y retrouve un background italodisco ?

D : « Serotonin Rushes » n’est pas un titre lié à l’ecstasy ou aux autres drogues, ce titre parle du frisson que provoque en toi la musique quand tu danses et que tu as des montées de sérotonine car tu te sens bien. Et oui, il y a un background italodisco que l’on retrouve même dans la typographie de la pochette de l’EP. Cette période musicale dans les années 80 apparaît ringarde pour certains mais elle était vraiment fun. Il faut savoir qu’en Italie, ils étaient très fans de disco mais ils l’importaient et il y avait des taxes importantes sur les disques et c’est pourquoi ils ont décidé d’en faire eux-mêmes.

Source Emergingindiebands.com

Source Emergingindiebands.com

Avec un nom de groupe comme le vôtre, avez-vous déjà joué au Japon ?

S : Non mais on y a déjà pensé (rires) !

D : L’une des raisons de notre nom est que nous adorions la culture Japonaise quand nous étions plus jeunes et en particulier tous ces robots déments. On s’est dits qu’avec un nom Japonais nous irions au Japon mais cela n’est jamais arrivé (rires).

Quels sont vos prochains projets pour le reste de l’année ?

S : Nous allons mixer le deuxième EP et durant l’été nous allons enregistrer le troisième EP. A chaque sortie d’un EP, nous ferons quelques concerts.

Quel serait votre rêve le plus fou pour Fujiya& Miyagi ?

D : Jouer sur le toit de Buckingham Palace comme Brian May.

S : J’ai rêvé que nous jouions avec le groupe Status Quo !

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