Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Rencontre avec Jeremy Kapone, un rockeur plein de promesses !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Zazzo

Photo Zazzo

Nous avons rencontré Jeremy Kapone aux Enfants Perdus quelques temps avant la sortie de son premier EP. L’artiste s’est prêté avec plaisir au jeu des questions. Jeremy est un artiste complet, mature et vraiment très brillant. Retenez bien son nom car il y a fort à parier que Jeremy Kapone est un grand en devenir !

On t’a découvert il y a quelques années en tant que comédien mais la musique a-t-elle toujours fait partie de tes envies ?

La musique a toujours fait partie de moi. Certaines personnes m’ont peut-être découvert par rapport au cinéma mais d’autres me connaissaient déjà avant grâce à la musique. Avant de tourner dans « LOL », j’avais un groupe qui s’appelait Kaponz & Spinoza et ce groupe avait fait son petit effet avec ses premiers titres. Quand je suis me retrouvé dans le cinéma, je faisais déjà de la musique depuis deux ans. J’avais commencé jeune puisque je n’avais que 15 ans.

Pourquoi ne pas avoir « surfé » sur le succès de « LOL » et sorti un album à ce moment-là ?

Je dois dire que je suis très nul en business et en plus de cela, ce que je faisais artistiquement de mon côté n’était pas vraiment en encore avec l’univers de « LOL ». Il y a beaucoup de maisons de disque qui m’ont appelé après le film pour que je démarre une carrière en solo sauf qu’à l’époque j’avais mon groupe et il était hors de question que je délaisse mes compatriotes. Je crois que j’avais ma façon de faire, je suis un peu un enfant sauvage et il n’était pas question de me plier aux volontés de certains. J’ai pris le temps de faire ce que j’avais vraiment envie de faire. Il faut en payer le prix car ce n’est jamais facile mais aujourd’hui je sors mon premier EP qui me correspond vraiment et dont je suis fier. Cet EP vient vraiment de mon cœur, de mon âme et de mes dix doigts.

Photo Zazzo

Photo Zazzo

Comment nous présenterais-tu « A Ce Moment Même » ton premier single ?

C’est un morceau rock même si c’est une chanson en Français. J’ai vraiment voulu qu’il y ait du cachet dans la guitare et du groove dans la basse et la batterie. J’avais envie de quelque chose de lourd et qui rappellerait presque du Jack White. On a voulu teinté ce titre d’electro notamment le passage instrumental au milieu. Ce titre correspond vraiment à là où j’ai envie d’aller et c’est pour cela que je voulais qu’il soit le premier extrait de l’EP. Pour développer ma pensée, je dirais que je tends vers une sorte d’hybride entre le rock, la folk, le Français, l’electro, l’élégance, la poésie mais aussi quelque chose d’un peu ténébreux parfois sur les bords.

Tu as réalisé également le clip illustrant la chanson. Est-ce important pour toi d’être impliqué dans toutes les étapes de ton projet musical ?

C’est primordial parce que je ne dirais pas que j’ai toujours une vision précise de tout mais j’ai des envies de direction et d’énergie que j’ai envie de dégager et je ne crois pas que trop déléguer soit une bonne idée surtout quand tu as envie d’exprimer quelque chose de précis. Je m’implique dans toutes les étapes que ce soit la préparation, le tournage, le montage et l’étalonnage car pour moi, c’est un ensemble. Je laisse également faire le hasard, les rencontres et les gens avec qui je collabore car je ne suis pas du tout un tyran mais j’aime être présent et impulser l’énergie.

Photo Zazzo

Photo Zazzo

« Aquarium » ton premier EP vient de sortir. Avec qui l’as-tu élaboré ?

Le hasard a fait que l’un de mes meilleurs amis qui s’appelle Louis Sommer qui est un excellent musicien que j’ai rencontré sur le tournage de « LOL » venait d’avoir sa première cabine dans un petit studio et il voulait commencer à enregistrer et produire des artistes. On s’est vu, on a commencé à travailler ensemble et cela a collé immédiatement. J’avais plus d’une centaine de chansons qui attendaient d’être enregistrées et on a été pris d’une sorte de boulimie de travail et on en a enregistré le plus possible. On se voyait trois ou quatre fois par semaine et cela durant huit mois. On a choisi cinq titres pour faire un premier EP. J’ai quasiment écrit et composé ces titres seul bien que Louis ait participé à l’arrangement, j’ai coécrit « En Vogue » avec mon ami Adrien Gallo le chanteur des BB Brunes et « Aquarium » avec France Lory avec qui je me suis retrouvé à écrire plein de chansons. Je cherche toujours des collaborations car pour moi c’est important de ne pas être tout le temps enfermé dans sa petite bulle. Ce que j’ai trouvé génial dans ce projet solo est le fait de toujours aller vers les autres alors que tu es seul, tu vas chercher l’allié, le collaborateur, l’ami. La conception de l’EP a été fait en indé total mais j’ai créé une tribu autour de moi et ce projet est signé maintenant.

Que retrouvons-nous dessus ?

Il y a cinq titres et une intro pour laquelle j’ai eu l’idée d’aller chercher les phrases les plus importantes que l’on retrouve dans ces cinq titres et les imbriquer toutes ensemble afin de presque créer un nouveau texte. Cette idée m’est venu en écoutant un album de MC Solaar qui s’intitule « Cinquième As » et au début de cet album, il a un titre qui s’intitule « Introdiction » où il reprit cette idée que je lui ai volé comme un salaud (rires) car j’ai trouvé cela hyper beau. « Au Bout Du Fil » est un de mes titres préférés sur l’EP car je trouve qu’il a une énergie et un son qui sont rares dans la chanson en Français. Ce titre est entre electro, hip hop et punk, il est solaire et funky, c’est un titre qui avance vraiment. J’ai écrit sur le fil de l’actualité et sur le fait que nous sommes submergés d’informations sans plus trop savoir où l’on en est. « A Ce Moment Même » est un délire rock et electro. Le texte aborde le couple et le doute qui peut s’y immiscer, je parle de cette fragilité et de cette insécurité que tu as quand tu es amoureux. Je suis allé vraiment chercher dans les graves pour l’interprétation, j’ai voulu dire mon texte d’une façon très sensuelle. Je me suis peut-être inspiré de Tom Waits ou de Gainsbourg pour l’interprétation. « Aquarium (Tuba-Tuba) » est la chanson la plus ovni, elle donne son titre à l’EP, elle a été écrite en une nuit avec ma pote France Lory. On s’est mis à parler de la galère que cela peut être quand tu tombes dans la came. Je n’y suis jamais tombé et dieu merci mais je connais des personnes qui sont tombés dans cette spirale infernale et donc dans cet aquarium où tu tournes en rond et où tu touches le fond. On a poétisé en cherchant des allégories et des expressions pour parler de cette plongée sous-marine qu’est l’addiction mais c’est écrit de façon large afin que cela reste ouvert. « Ton Cœur, Ton Âme & Tes Dix Doigts » est l’une des chansons les plus fortes de l’EP pour moi, c’est un hymne à la liberté. J’ai écrit cette chanson il y a six ans, c’était un moment dans ma vie où tout me poussait à prendre une direction qui ne me convenait pas. Cette chanson a jailli dans mon répertoire de façon très naturelle et comme une piqûre de rappel pour toujours me souvenir qu’il ne faut jamais laisser quiconque décider pour toi et toujours resté maître de ton destin. J’ai écrit cette chanson de manière impersonnelle pour m’adresser à tout le monde pour que n’importe qui puisse s’y retrouver et se rappeler qu’il faut écouter sa voix intérieure. Il y a tellement de choses dans la vie qui peuvent te pousser à ne pas être et qui te poussent à paraître. Il ne faut jamais mépriser son cœur, son âme et ses dix doigts qui sont nos plus grandes richesses. « En Vogue » que j’ai coécrit avec Adrien Gallo est un pied de nez aux modes qu’on essaye de nous imposer. Nous sommes partis de l’expression en vogue et nous avons voulu transposer cela sur le thème maritime de l’évasion et de la croisière en bateau. C’est une chanson que nous avons voulu écrire volontairement avec plein d’humour.

Photo Zazzo

Photo Zazzo

Tu as un univers très rock. Bashung et Daniel Darc pour la France et Pete Doherty pour l’Angleterre font-ils partie de tes influences musicales ?

Bashung et Doherty clairement, j’ai beaucoup écouté tous leurs disques. Daniel Darc, je suis moins sensible à sa musique mais c’est un artiste pour lequel j’ai beaucoup de respect car je suis touché par ce type même si j’ai moins envie de me plonger dans son univers.

Travailles-tu sur un album ?

Oui, la réponse est affirmatif, Monsieur. Nous avons enregistré à peu près 17 titres et nous en avons sorti un EP. Nous allons utiliser ces titres, il y aura certainement un prochain EP et un album qui arrivera également pour 2017.

Photo Zazzo

Photo Zazzo

As-tu des projets cinématographiques en parallèle ?

Absolument aucun. Je fonctionne au coup de cœur et je ne veux pas faire un film pour faire un film.

Scéniquement parlant à quoi ressemble Jeremy Kapone ?

Il faut venir me voir pour le découvrir vous-même ! Je serais en concert le vendredi 17 juin au Gibus et j’y jouerais de nouveaux titres notamment.

Commenter cet article