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Partez à la rencontre de la chanteuse Awa Ly !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Bernard Benant

Photo Bernard Benant

Séduits par son nouvel album « Five And A Feather », nous sommes partis à la rencontre de la chanteuse Awa Ly. C’est au Flow à Paris que nous avons passé un charmant moment en compagnie de cette artiste talentueuse.

Peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous dire comment a débuté ta carrière artistique ?

Je m’appelle Awa Ly, je suis Franco-Sénégalaise-Italienne, je suis née à Paris dans le XIIIème arrondissement et j’ai grandi à Bagneux dans le 92. Mes parents sont d’origines Sénégalaises, ils sont de Dakar et j’ai la chance d’y aller souvent, c’est un pays que j’aime beaucoup. Maintenant, je vis à Rome depuis plus de 16 ans alors que je n’y étais partie que pour 6 mois. Je suis un peu d’ici et de là et j’en suis très heureuse d’avoir toutes ses origines, c’est très riche de culture comme cela. Ma carrière artistique a débuté il y a environ 10 ans mais concrètement j’en vis depuis 7 ans mais ma passion pour l’art et la musique en particulier date depuis que je suis toute petite.

Ton cœur a-t-il toujours balancé entre musique et cinéma ?

Mon cœur a surtout balancé pour la musique même si j’aime beaucoup le cinéma. La télévision et le cinéma en Italie sont arrivés par hasard. Je ne suis pas actrice à la base mais vraiment chanteuse. Quand il y a de très beaux projets qui se présentent dans l’audiovisuel, je suis très heureuse de les faire. J’ai été presque poussée à faire un casting et surtout dans l’urgence, il s’agissait d’un essai pour le film « Bianco E Nero » de Cristina Comencini et tout a été très vite, j’étais sur le set deux jours après. Cela s’est très bien passé et c’est d’ailleurs sur ce film que j’ai rencontré Aïssa Maïga une très belle actrice talentueuse avec qui je suis devenue amie et qui joue la protagoniste dans mon dernier clip « Let Me Love You ». C’est certain que si jamais je devais choisir pour répondre à ta question, je choisirais la musique.

Photo Bernard Benant

Photo Bernard Benant

Comment nous décrirais-tu ton nouvel album « Five And A Feather » ?

« Five And A Feather » est mon deuxième album car j’en ai fait un avant qui s’intitule « Modulated » mais il n’a pas été distribué sinon de manière underground. Je considère « Five And A Feather » comme une étape fondamentale dans ma carrière, cet album change beaucoup de choses dans ma carrière car je travaille d’une autre façon, je suis entourée de toute équipe et puis il est distribué tout simplement. Tu m’as demandé de le décrire ; en combien de mots dois-je te répondre ? (Rires). C’est un album qui parle essentiellement d’amour, il en décrit beaucoup de facettes mais pas toutes car cela serait impossible. Pour moi, je considère qu’il y a autant d’amours que de personnes sur cette planète et même dans cet univers. Cet album est une invitation à faire une pause pour penser ce sentiment qui est à la base de tout, de la vie, de la passion pour ton travail, l’amitié…la palette est tellement ample entre une rupture ou une déclaration, on voyage à travers ce sentiment dans « Five And A Feather ». J’espère que tout à chacun pourra se retrouver dans ces différentes chansons qui sont différentes phases de l’amour.

Peux-tu nous expliquer le titre de ton album ?

(Rires), vous aimeriez bien savoir pourquoi j’ai appelé cet album « Five And A Feather » qui se traduit par cinq et une plume…Forcément, ce titre a un sens très précis pour moi mais il peut être interpréter de différentes façons. Il n’y a pas une véritable définition qui est la bonne. Toutes les définitions qui te viennent à l’esprit seront les bonnes définitions. En revanche, j’espère qu’après écoute de l’album, cela te donnera une définition encore plus précise. Il y a beaucoup de choses qui se dénombrent par le chiffre cinq, les doigts de la main, les lignes d’une portée, les sens, les océans, les continents, … Tous ces éléments sont reliés par cette plume « magique ». Je considère la plume comme étant un élément mystique qui permet bien sûr aux oiseaux de voler mais aussi de t’envoler dans le vrai sens du terme quand tu écris. Une plume est un symbole de force mais qui est à la fois quelque chose de très fragile. Il y a plein d’ambivalence dans cette plume. Je pense que si j’ai réussi mon coup avec « Five And A Feather », on y retrouve aussi toutes ces oppositions et c’est super intéressant d’avoir travaillé sur cela. L’acronyme de « Five And A Feather » est FAF et cela se lit dans les deux sens comme mon prénom mais cela n’a pas été fait exprès. Il y a plein de petits éléments magiques comme celui-ci qui rendent cet album comme une sorte de formule magique aussi. Tout ça est entouré de mystère.

Photo Bernard Benant

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Est-ce vrai que cet album est né d’un rêve ?

Oui, justement nous parlions du mystérieux, les rêves le sont, ils sont également plein de codes et de choses à interpréter. La première chanson de cet album s’appelle « Storyteller » et c’est vraiment cette chanson qui m’a aidé à rassembler le reste des chansons. Plus que l’album, c’est « Storyteller » qui est née d’un rêve et elle représente cet être dont j’ai rêvé et qui était comme une fée ou une shaman qui flottait au-dessus d’une surface qui pouvait être de l’eau, il y avait une lune derrière elle et cela semblait être son aura. Je me suis réveillé au son de sa voix, elle utilisait des mots que je ne comprenais pas mais c’était très doux et cela m’apaisait, c’était comme un baume au cœur et à l’âme. J’avais l’impression qu’elle me contait des histoires et j’en ai fait la conteuse de « Five And A Feather ».

As-tu fait depuis de nouveaux rêves créatifs ?

Oui mais il ne me reste que des bribes de ces rêves. Pour « Storyteller », c’était quelque chose de très net, j’avais vraiment l’impression d’y être. Des rêves créatifs, j’en fais très souvent et j’ai commencé depuis peu à prendre des notes. Je préfère en parler ou les raconter quand je les comprends bien (rires). On laisse planer encore ce mystère mais le rêve est quelque chose d’essentiel. J’ai compris que quand tu écris tes rêves, tu obliges ta mémoire à travailler et à se rappeler. Je pense toujours qu’il faut être synchronisé sur la bonne bande hertzienne dans l’espace-temps et tu happes ainsi des sons et des mots, si tu es le bon canal, cela peut créer de très belles choses que ce soit en musique, en dessin ou dans l’écriture. Il y a de l’ordre du magique dans cela aussi.

Photo Bernard Benant

Photo Bernard Benant

Peux-tu nous parler de la pochette de ton album ?

Avec grand plaisir ! On doit cette pochette à SAINASIX une artiste Franco-Sénégalaise aussi et qui vit au Japon à Tokyo où elle est illustratrice. J’avais vu son travail sur la page Facebook d’une amie et j’avais immédiatement aimé son trait et son monde. Elle avait fait toute une série de portraits inspirés par le travail d’Alfonse Mucha. Mon amie m’a annoncé que l’artiste était sa cousine, moi vivant à Rome, mon amie à Paris et SAINASIX à Tokyo, cela semblait compliqué pour se rencontrer mais j’ai pu lui envoyer mes chansons et on a réussi à se rencontrer à Paris. Je trouvais ses portraits très beaux et mystérieux et comme on peut le voir sur la pochette de mon disque, on ne sait pas où je regarde, on a l’impression d’une autre époque mais c’est très moderne à la fois, il y a tous ces éléments de nature que j’aime beaucoup et il y a quelques éléments cachés qu’il faut trouver en regardant bien.

Artwork SAINASIX

Artwork SAINASIX

Quelle est l’histoire de « Let Me love You » ?

C’est une histoire vraie vécue par une amie qui a vraiment perdu la tête par amour, elle s’est presque transformée en stalkeuse de son ex. Heureusement, cette chanson est romancée et heureusement, l’histoire n’a pas tourné au drame mais c’était très juste…l’amour peut donner des ailes mais cela peut aussi te les couper et te rendre fou et dans ces cas-là, tu as vraiment besoin de quelqu’un d’externe pour t’aider à lâcher l’affaire. Mon amie avait cette envie presque viscérale de faire accepter à son ex que ok il pouvait ne plus l’aimer mais qu’elle, elle pouvait continuer à l’aimer lui. Ce let me love you était presque comme un martèlement.

Peux-tu nous parler du clip ?

Nous avons tourné un peu ce clip à la manière du proverbe suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis. Le gagnant en amour est toujours celui qui fuit en fait. J’avais vraiment envie de donner cet aspect de l’amour. Nous avons tourné le clip en banlieue Parisienne avec une super production que je ne remercierais jamais assez et qui s’appelle Les Films De Morphée. Les deux réalisateurs se nomment Delphine Boudon et Andy Maistre et les deux protagonistes sont joués par Aïssa Maïga et Matthias Fortune Droulers.

Photo Bernard Benant

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Comment est né ton duo avec Faada Freddy ?

Je le considère vraiment comme un grand frère, c’est un grand ami et j’ai beaucoup d’admiration pour lui et pour son talent. C’est un artiste d’une très grande humanité et générosité. J’aime sa voix, il a un très bon timbre qui te donne la chair de poule. J’aime beaucoup la personne et l’artiste. « Here » notre duo est né tout simplement, je lui ai demandé et il m’a dit ok j’en suis, il n’a même pas attendu que je finisse ma phrase et nous l’avons enregistré chez Jean Lamoot. Cette chanson est pour moi très importante et elle parle des migrants en général même si j’ai été inspiré par les faits dramatiques de l’île de Lampedusa. Faada est un des invités de cet album mais j’ai eu la chance d’avoir d’autres superbes invités sur « Five And A Feather ».

Quels sont les thèmes que tu abordes dans tes chansons ?

Nous avons parlé d’amour et des migrants mais même dans ce cas précis, cela parle d’amour pour l’humanité et de cette recherche d’humanité justement et à la base de l’humanité, il y a l’amour tout simplement. La solution est là, je ne suis pas utopiste non plus mais si les gens s’acceptaient pour ce qu’ils sont eux-mêmes, ils accepteraient plus facilement l’autre. J’ai l’impression que la solution est tellement simple mais en même temps tellement compliquée à appliquer, ce que tu souhaites pour toi-même, il faut le souhaiter aux autres et c’est aussi une forme d’amour.

Photo Bernard Benant

Photo Bernard Benant

Quels sont tes prochains projets ?

Pour le moment, nous sommes en pleine promo pour « Five And A Feather » et je suis très contente car nous avons de très bons feedbacks par rapport à l’album de la part des médias et du public. Ce dont j’ai hâte est de le défendre sur scène et nous sommes en train de préparer cela. Il y a des dates qui arrivent surtout en automne et en hiver mais nous allons commencer doucement cet été avec le groupe en entier. J’aime beaucoup le studio mais mon élément naturel est vraiment la scène.

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