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Rencontre Parisienne avec Trezen qui revient en force en 2016 !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre Parisienne avec Trezen qui revient en force en 2016 !

Peux-tu nous présenter ton nouveau single intitulé Ô Ma Belle ?

Je dirais que « Ô Ma Belle » possède un format qui n’est pas souvent utilisé en radio car ce single a un côté à la fois pop, dance et rock. C’est un peu difficile de lui trouver une couleur musicale car ce titre est assez large et c’est un peu ce qu’on lui reproche. C’est le titre avec lequel j’avais envie de me relancer après une pause de cinq ans et j’avais besoin de m’exprimer sur quelque chose qui reste cohérent avec ce que j’ai pu faire avant, à savoir de la grande variété mais qui soit aussi positif même si je parle d’un sujet plutôt triste à la base. Je voulais que ce soit positif, ensoleillé et rayonnant plutôt que quelque chose qui soit profondément mélancolique. Musicalement parlant, on retrouve des ingrédients que j’aime, des boites à rythme, des guitares et des synthés. C’est une chanson pop qui raconte une histoire.

Ô Ma Belle, est-ce une déclaration d’amour ou une chanson de rupture ?

Je dirais les deux forcément car quand j’ai écrit cette chanson, je l’ai fait pour essayer de récupérer une femme qui venait de me quitter. C’est évidemment une chanson de rupture de quelqu’un qui n’arrive pas à oublier les bons moments passés avec sa compagne et qui est complètement obnubilé par sa présence. A la fin dans la chanson, on pressent que la fille pourrait revenir mais cela n’a pas été le cas dans la réalité malheureusement. C’est une chanson qui parle des bons moments d’une relation qui est finalement perdue, c’est trouver le positif dans quelque chose de négatif. Je pense que quand une belle relation se termine, on est évidemment effondré mais si on se replonge dans les bons souvenirs, on peut y trouver du positif et peut-être des leçons de vie.

Rencontre Parisienne avec Trezen qui revient en force en 2016 !

Le clip illustrant le titre est disponible. Peux-tu nous raconter le tournage ?

Le clip a été réalisé par Nino Dahmani à qui j’ai beaucoup parlé de l’idée que j’avais à la base. Le personnage revit dans le clip les scènes de bonheurs de son couple qui s’est déchiré entre temps. Nous voulions au départ utilisé la technique du split screen afin de montrer l’évolution passé-présent, voir les mêmes scènes en couple et seul. En fin de compte, Nino m’a proposé de faire cela comme si j’étais moi-même spectateur de mon propre passé. C’est une sorte de ménage à trois, il y a le couple et ce spectateur invisible mais qui voit tous ces moments de bonheurs et qui est à la fois dans les souvenirs agréable mais triste d’avoir perdu son amour. Il y a une nostalgie très positive dans ce spectateur. C’est une chanson de rupture mais je voulais qu’elle soit traitée de manière légère car on s’en remet toujours même si c’est long et douloureux. On arrive toujours à s’en sortir même si c’est le temps qui est le meilleur allié dans ces cas là.

Tu reviens sous le pseudo de Trezen alors que l’on t’a connu sous le pseudo d’Air-V en 1999 avec l’album Un Grand Voyage. Pourquoi ce changement de nom ?

Pour des raisons purement marketing dirons-nous car Air-V, personne ne le retenait et cela a été un gros problème pour moi. Mon prénom Hervé n’est pas assez original pour qu’on le retienne vraiment comme un prénom de chanteur comme Vianney par exemple. J’ai préféré prendre un vieux nom qui traînait dans ma famille pour mon retour sauf qu’à l’origine, il s’orthographie « Traehzenn » et il signifie plage en Breton. Je me dis que ce nom-là me sera propre. Ce nom additionné à mon prénom avait une double lecture très sympa aussi, Hervé Trezen le gars zen et inversement Trezen Hervé = très énervé. Je trouvais ça pas mal car je ne serais pas toujours très zen dans mes chansons, la colère prendra peut-être le pas dans certains titres. On me dit que ce nom correspond bien à ma personnalité car je suis quelqu’un de plutôt zen et posé mais le double sens fait que l’on peut facilement passer d’un extrême à l’autre.

Rencontre Parisienne avec Trezen qui revient en force en 2016 !

La Nuit Ma Belle a été ton premier succès en solo. Quelle était l’histoire de ce titre ?

C’était encore une fois une chanson de rupture mais qui pour le coup s’est bien passé. Nous sommes restés très bons amis mais nous travaillions ensemble à l’époque. Cela a été une histoire passionnelle mais qui s’est terminée du jour au lendemain. La sensation a été tellement forte que j’ai préféré en parler dans ma chanson comme si elle était morte. Pendant très longtemps, nous ne nous sommes plus parlé comme s’il y avait eu vraiment une mort qui nous avait séparés et cela a été la base de ma chanson. Tu côtoie des gens, tu vis avec eux, tu les considère comme des membres de ta famille à la différence près qu’un jour cela peut s’arrêter et tu peux ressentir une sensation de mort qui plane au-dessus de tout cela et c’est très difficile de le voir autrement. Quand je parle de la nuit au bord de l’eau, cela fait référence à un endroit où nous allions tous avec une petite bande d’amis, on se réunissait le soir, on faisait des feux près de cette rivière, on jouait de la guitare, c’était l’époque post-lycée où tout le monde allait commencer sa propre vie, certains allaient partir, il y a quelque chose de l’ordre de la séparation qui flottait dans l’air et cette rupture est survenue à la même période.

Dans ton premier album, on retrouvait des racines Bretonnes comme lorsque tu faisais partie du groupe Manau. Ton nouvel EP sera-t-il différent de ce que tu as pu proposer par le passé ?

Oui, il sera très différent ; les racines Bretonnes je ne m’en sers plus car je souhaite passer à autre chose et proposer un style plus personnel, même si on me dit que certaines de mes mélodies ont encore une influence Celtique aujourd’hui, ça ne saute plus au yeux ni aux oreilles des autres en tout cas. Il y a toujours ce côté ritournelle dans mes mélodies que l’on peut retrouver dans le patrimoine Breton ou Celte mais ce n’est plus quelque chose que je mets en avant car cela vient comme cela quand je compose mais je ne cherche pas à l’appuyer avec des sons particuliers. Par ailleurs, mes histoires n’ont plus rien à voir avec le côté Celte. Si on repère des influences, elles ne sont pas volontaires, c’est seulement qu’elles font partie de moi.

Rencontre Parisienne avec Trezen qui revient en force en 2016 !

Pourquoi ne pas avoir enchaîné avec un second album à l’époque ?

Tout simplement car je suis quelqu’un qui se laisse porter par la vie et je ne suis pas un carriériste acharné, je fais les choses comme je les sens. Il a des gens aujourd’hui qui sont dans le métier et qui lui donne tout, leur temps, leur vie mais qui oublient de vivre. Moi, je n’oublie pas de vivre, j’ai des périodes où je vis des choses, j’ai des histoires d’amour, je me laisse porter par mes envies et par des voyages et tout cela m’inspire bien plus que de me dire qu’il faut que j’y arrive à tout prix. Je fais les choses selon mes humeurs et je ne les refuse pas car je sais que tôt ou tard, il en ressortira quelque chose. J’ai vécu pas mal de temps à l’étranger après mon premier album, je suis revenu en France ensuite et j’ai vécu une longue histoire d’amour avec une femme avec qui j’ai eu un enfant… A la quarantaine, je pense que je vais être un peu plus sérieux dans ma démarche artistique et je pense que je vais garder plus de distance avec les femmes pour ne pas me laisser emporter dans mes aventures car quelque part ma compagne la plus fidèle a toujours été la musique. Je crois que c’est important de savoir qui on est et où l’on va.

En 17 ans, tu n’es pas resté inactif bien au contraire, peux-tu nous en dire plus sur Armorica Terre De Pêcheurs ?

C’est une comédie musicale sur la vie des pêcheurs Bretons et c’est mon ami Romain Albertini qui en a eu l’idée. Nous nous sommes rencontrés lors d’un concert et il m’a parlé de son projet. Evidemment tout ce qui touche à la Bretagne m’intéresse et c’est quelque chose que je peux défendre. Il m’a donné l’un des rôles principaux, j’incarnais un gardien de phare durant les trois ans qu’a duré cette aventure. Cette comédie musicale a eu du succès surtout en région. C’était une belle histoire et encore une fois, cela montre à quel point je ne suis pas carriériste car je me suis embarqué dans ce projet car les gens étaient sympas et j’avais juste envie de vivre cette belle aventure humaine. Même si aujourd’hui musicalement je suis très loin de cette comédie musicale, je suis content de l’avoir fait car on a bien rigolé et j’y ai fait des belles rencontres.

Rencontre Parisienne avec Trezen qui revient en force en 2016 !

Si je te dis CaptainTrezen, que me réponds-tu ?

(Rires) Tu fais allusion à un spectacle que j’ai monté et qui s’appelle La Tribu Celtique. C’est un spectacle que j’ai créé sur la demande d’un producteur. Nous avons bien avancé sur ce projet mais il n’a pas encore été joué. Il est quasiment terminé mais il est en stand-by. C’est un spectacle humoristique et musical qui reprend les plus grands standards de la musique Bretonne mais avec des personnages qui sont des clichés de ce que l’on peut imaginer des Bretons. Il y a le marin pécheur, le défenseur de la culture Celtique, le super héros Breton à la fois totalement ridicule et à la fois touchant par sa profondeur et une sorte de pirate qui sort d’outre-tombe et qui va s’occuper des vieilles chansons. Ce n’est pas un spectacle sérieux mais il est fait sérieusement, il est très bien monté, il y a de la vidéo, des fausses pubs, de la chanson, c’est un spectacle complet avec pas mal de petites surprises. Je pense que si tout va bien, il se fera en 2017.

Tu as sorti un titre intitulé La Vie De Mamadou Diouf, qui est-il ?

J’ai sorti ce single en mon nom mais à l’origine il était prévu pour un autre spectacle. J’ai créé un groupe qui s’appelle PNPC et c’est un peu l’équivalent de Manau mais pour la région Nord. Notre musique oscillait entre variété, rap, r’n’b et la pop avec un ton humoristique. On a tourné un peu mais j’ai mis ce groupe en stand-by aussi à cause de projets personnels qui prennent du temps mais nous le reprendrons certainement l’année prochaine. A mes côtés, on retrouve Fabio Casano et Cécile qui avait fait la première Star Academy. La chanson La Vie De Mamadou Diouf était prévue pour ce spectacle de PNPC. Un producteur convaincu par le potentiel du titre m’a dit que je ne pouvais pas attendre pour le sortir et je l’ai sorti en mon nom. Mamadou Diouf était un tirailleur Sénégalais qui est venu pendant la seconde guerre mondiale aider la France. Il s’est retrouvé au milieu des champs de bataille et il a survécu alors que tous ses amis ont été décimés. Il s’est rendu compte qu’il n’avait plus de raisons de rentrer au pays puisqu’il n’avait plus personne là-bas et il est resté dans le Nord de La France. Il s’est fait accepter par la communauté des « gueules noires » car ils ne voyaient pas le racisme comme les autres. Il a été l’un des premiers noirs à réussir son intégration dans un village ou les gens l’on accepté comme un frère. J’ai trouvé cette histoire tellement belle que j’en ai fait une chanson. C’est un beau message à la fois de tolérance et d’histoire.

Rencontre Parisienne avec Trezen qui revient en force en 2016 !

Tu as été le compositeur des premiers tubes de Manau. As-tu écouté le dernier album ?

Non (rires) ; j’avoue que j’ai décroché depuis un moment.

Quels vont être tes prochains projets dans les mois à venir ?

Nous allons choisir un second titre très prochainement. Un Ep arrivera également dans quelques semaines et il y a un vrai concept ; cet EP ne parlera que d’histoires d’amour et s’intitulera « Inspiré De Défaites Réelles ». Chaque chanson renvoie à l’une de mes ex. Je rends hommage à toutes ces femmes qui ont partagé ma vie à un moment donné. Un album suivra quelques mois après. Je m’occupe également d’un artiste qui s’appelle Iddir Salem, c’est un chanteur Algérien et Kabyle dont l’univers musical est très proche de la culture Bretonne même si cela peut paraître étonnant. Nous avons en commun des instruments de musique, des mélodies et une certaine vision de la musique. Je suis à la fois pour Iddir, son auteur, compositeur, producteur et manager. Il est lui-même auteur et compositeur et nous avons deux albums en préparation, l’un en langue Française et l’autre en langue Kabyle. Il y a également un projet musical avec la chanteuse Adjouah qui a tourné dans mon dernier clip. Elle est Franco-Ivoirienne et elle fait une musique variété mais métissée avec des teintes Africaines. Elle va sortir prochainement le clip de la chanson Akwaba qui retrace son enfance en Afrique. C’est un titre très beau et poétique. Je travaille avec ces deux artistes et je travaille sur une comédie musicale pour laquelle j’écris des chansons. Je suis hyperactif par période alors que je n’ai rien fait pendant cinq ans, je suis maintenant dans une période très productive (rires).

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