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Rencontre avec un jeune humoriste qui a une sacrée pêche, Jeremy James !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Cédric Racinne

Photo Cédric Racinne

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Jeremy James, j’ai 26 ans et je suis humoriste. Je joue depuis deux ans mon premier one man show intitulé Jeremy James Aurait Voulu tous les lundis à 20h15 à La Comédie Des 3 Bornes. Je suis originaire de Paris, ça existe encore même si ça devient rare et je ne suis pas dans le cliché du Parisien connard/ « I love rien Je suis parisien », ce n’est pas du tout moi ! (Rires).

Ton one baptisé Jeremy James Aurait Voulu est-il autobiographique ?

A 95% oui et je laisse les 5% restants à l’imaginaire du public. Comme je le dis au début et à la fin de mon spectacle, « j’aurais voulu vous raconter une histoire, mon histoire ».

Photo Cédric Racinne

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Que proposes-tu au public dans ton seul en scène ?

Je propose au public une sorte de patchwork de sketchs, de stand up, de danse, de chant, de rires et d’émotions. Je pense qu’à l’heure d’aujourd’hui, le public (et notamment le public Parisien) a la possibilité de voir un nombre incalculable de spectacles et il devient de plus en plus exigeant sur le contenu des spectacles. Je me suis dit qu’il fallait en mettre plein la vue aux spectateurs en mélangeant le plus d’arts possibles mais de manière cohérente afin qu’ils se disent ok j’ai payé ma place, le mec a transpiré comme un porc et j’ai bien rentabilisé ma place. C’est aussi dû à ma personnalité, je ne me voyais faire du stand up en étant assis avec mon micro, il y a en a qui le font extrêmement bien mais je suis tellement un zebulon de nature que je ne me voyais pas faire ça.

Le théâtre est-il ta première vocation ?

La danse a été ma première vocation mais pour moi, la danse et le théâtre sont liés car tu danses dans un théâtre la plupart du temps et la danse est une forme d’expression scénique. Dans les formations d’actorat et théâtrales, il y a des cours de danse car on est obligé de savoir utiliser son corps pour utiliser l’espace et exprimer des choses. Je dirais qu’être sur scène dans sa globalité est ma première vocation depuis que je sais marcher même si cela était ridicule à l’époque. Dès que j’en avais l’occasion, je faisais des spectacles à ma famille.

Photo Cédric Racinne

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Comment passe-t-on d’école de commerce aux planches de théâtre ?

Tout simplement, en y allant franco, sans réfléchir mais tout en ayant la passion, l’envie et en étant au courant de ce qui va se passer derrière. Ce n’est pas venu tout de suite car mes parents m’ont mis dans cette structure très encadrée d’école de commerce ; cela peut paraître très fils à papa mais pas du tout car j’ai toujours travaillé à côté pour me payer ce qu’il y avait à payer ; contrairement à ce que je dis dans mon spectacle, j’y ai passé cinq années magnifiques et j’y ai appris des choses qui m’aide dans ma vie de tous les jours. En sortant de mon école, j’ai eu un premier CDI dans une grande entreprise Américaine et cela s’est révélé catastrophique, j’étais à deux doigts du burn out total et je me suis posé la question de savoir ce que je voulais faire de ma vie. J’avais le choix entre être à la merci d’une entreprise tyrannique ou de vivre mes rêves. J’ai décidé de vivre mon rêve même si cela ne va pas être facile et qu’il a fallu le faire admettre à mon entourage.

Quelle est ta vision du métier ?

Je pense qu’il y a tellement de jeunes humoristes(plus jeunes que moi) qui veulent se lancer en se disant que dans six mois ils vont faire L’Olympia, ce n’est pas du tout cela. A mon sens, l’humour est l’art le plus difficile car c’est plus facile de faire pleurer une personne que de la faire rire. C’est un travail de chef d’orchestre car tout est millimétré à la seconde près dans ton spectacle à la vanne près, à la virgule près, à la rupture près, c’est un travail colossal et titanesque. Je m’attendais à ce que cela soit dur mais pas aussi difficile.Mais, ça reste, pour moi, le plus beau métier du monde !

Photo Cédric Racinne

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Quelle est ton histoire personnelle avec la danse ?

C’est très personnel, ça ! (Rires) Dès gamin, j’ai voulu faire des spectacles pour mes parents et j’ai eu un attrait très fort pour la musique en règle générale. Mon père était très féru de jazz et de rock et dès mon plus jeune âge, j’écoutais de tout et je dansais dessus. Dans les années 90, il y a eu toute l’effervescence avec les boys bands et les girls bands, j’étais parti en sucette là-dessus, je refaisais les chorégraphies des Spice Girls ou des 2Be3 et mon rêve était d’être danseur dans la comédie musicale Notre Dame De Paris. J’ai toujours eu en moi cette sensation de vouloir exprimer des émotions par les mouvements. Mon père est quelqu’un de très sportif et moi, ce n’était absolument pas ma came même si j’ai essayé plein de sports. Un jour, je me suis dit que la danse était mon sport, comme je le raconte dans mon spectacle. Je sais que cela fait très Billy Elliot mais c’est véridique, je suis arrivé dans le centre de la mairie, un peu par hasard, j’ai vu cette grande baie vitrée avec plein de nanas en train de danser sur All That Jazz de la comédie musicale Chicago et je suis resté subjugué et je me suis dit que c’était ça que je voulais faire. Je suis arrivé tout tremblant dans la salle et j’ai demandé à la prof si je pouvais venir essayer un cours. Ce moment a marqué mon histoire d’amour avec la danse depuis maintenant plus de 15 ans, à tel point que je me suis fait tatouer All That Jazz sur mon poignet. Cela a été tellement fusionnel que c’est comparable à un coup de foudre sentimental. Je tiens à dire que la danse est un sport et un sport très physique !

Tu ne manques pas d’énergie sur scène. Qu’est ce qui te booste dans la vie ?

Je ne prends pas de coke (rires). Ce qui me booste dans la vie, c’est de voir les gens sourire, de les voir heureux. J’adore voir des gens avec le smile quand je me balade dans la rue et ça devient de plus en plus rare surtout à Paris car les gens sont plus joyeux en province, ils sont plus accueillants. Qu’est-ce qui me donne cette énergie ? C’est de me dire que quelques personnes dans la salle vont écouter mon histoire et que je vais leur transmettre des choses. Ce qui me motive également est le fait de me dire que je ne suis pas connu et que j’ai tout à prouver, on ne sait jamais qui sera dans la salle ; dans tous les cas, les gens sont venus me voir et je dois tout faire pour les séduire et leur faire passer une super soirée. A la fin de mon spectacle, j’aime échanger avec les spectateurs et j’aime leur demander ce qui ne leur a pas plu car les avis négatifs permettent de construire ton spectacle pour qu’il plaise au plus grand nombre. Ce spectacle est ma bulle d’air de la semaine car je peux à la fois faire rire, chanter, danser sur un espace qui m’est offert et face à des gens qui m’écoutent, qui rigolent et qui sont émus par mes propos, c’est magnifique, c’est un bonheur indescriptible qui doit valoir toutes les drogues du monde (rires).

Photo Cédric Racinne

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Selon toi, quelle serait la plus grande force de ton spectacle ?

Je dirais ma sincérité. Je suis entièrement transparent avec le public dans mon spectacle et j’y aborde énormément de sujets. J’ai voulu être sincère car pour moi, la sincérité touche beaucoup plus le public que le mensonge.

Quel passage de ton spectacle t’offre le plus de fous rires ?

Sans hésitation, le caissier. C’est drôle que tu me poses cette question car il y a quelques semaines, j’ai dû arrêter mon sketch car j’ai eu un immense fou rire à cause du public. Il y avait trois nanas dans la salle qui pleuraient de rire devant moi, un couple dont l’homme suffoquait tellement il rigolait et j’ai dû arrêter mon sketch tellement j’ai eu un fou rire. Ce sketch me fait hurler de rire car il est ridicule mais le ridicule de ce sketch dénonce le comportement abject que peuvent avoir les clients envers les caissiers.

Photo Cédric Racinne

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Si je dis Sia. Que me réponds-tu ?

C’est une voix unique, une émotion unique et le clip de Chandelier restera dans les mémoires à vie. Ce qui est impressionnant avec cette nana, c’est qu’elle ne veut presque pas dévoiler son identité sur le plan visuel pour garder un certain anonymat et je trouve cela incroyable surtout dans notre société où la peoplisation fait que de plus en plus de jeunes veulent être vus, reconnus sans véritable talent d’où l’effervescence des émissions de Tv réalité.

As-tu d’autres projets en parallèle à ton one man show ?

Je suis en train de mettre en place la structure de ma chaine Youtube qui s’appelle Dare-Dare. La première vidéo a été mise en ligne il y a quelques jours. J’y explique l’expression être beurré. L’idée de ce format court m’est venue car je suis fan des expressions Françaises. Je me suis acheté un bouquin qui s’intitule Les 1001 Expressions Françaises et en parcourant ce livre, je me suis dit qu’il y’ avait maintenant énormément de vidéos de personnes se mettant en scène sur Youtube mais qu’il n’y avait pas de vidéos avec des personnes parlant des expressions Françaises afin de faire rire tout en faisant apprendre quelque chose. Ma chaîne proposera un sketch sur une expression Française par vidéo.Que ça marche ou pas, ce n’est pas grave car moi, ça me fait vraiment rire et mon but serait d’arriver à apprendre des choses aux gens grâce à ces vidéos.

Photo Cédric Racinne

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Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir te voir à la ComédieDes 3 Bornes ?

Mes chers petits lecteurs, si vous avez envie d’écouter l’histoire assez unique d’un garçon qui a tout fait pour vivre de la scène, c’est l’occasion ! Si vous aussi vous vous êtes imaginés avoir une autre vie sans avoir osé sauter le pas, ce spectacle est une bonne occasion puisqu’il y a une morale très forte à la fin ! Si vous voulez voir un mec qui transpire comme jamais en faisant rire, en chantant, en dansant, en transmettant des émotions, c’est l’occasion aussi et si vous voulez voir la réplique du clip de Chandelier de Sia, c’est l’occasion aussi !

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