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Rencontre avec un artiste coup de cœur : Marc Fichel !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec un artiste coup de cœur : Marc Fichel !

C’est au Mama Shelter que Marc Fichel a répondu à nos questions après nous avoir séduit quelques jours auparavant lors d’un showcase magnifique à l’Hôtel Marignan Elysées. Marc Fichel est un artiste au sens le plus noble du terme et il nous offrira prochainement encore de bons et beaux moments musicaux !

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Marc Fichel, j’aime la vie, écrire des chansons et me lever à deux heures du matin pour aller aux halles de Rungis.

Comment est née ta carrière musicale ?

Elle n’est pas née un jour, je pense qu’elle a toujours été au fond de moi. Peut-être que je n’osais pas partager ma musique du fait de mon éducation où être musicien n’était pas un métier. Je jouais de la musique le week-end mais aussi en semaine principalement avec mon père ou avec des amis. Grâce notamment à l’avènement des sites participatifs et à des amis, j’ai partagé mon univers musical… Je n’osais pas chanter car j’avais un grand complexe d’infériorité par rapport à ma voix, je la trouvais à l’image d’un chanteur lol Je te dirais au final que j’ai su adapter mes chansons à ma voix.

Rencontre avec un artiste coup de cœur : Marc Fichel !

Ton premier album est sorti en 2013. Comment nous en parlerais-tu ?

Ce premier album a été une drôle d’aventure. Tout a démarré de la plateforme KissKissBankBank où nous avions demandé un certain budget qui a été atteint en seulement trois semaines. Une fois la jauge atteinte, je ne savais pas quoi en faire. Mon éditrice Daniele Molko (éditions Abacada) m’a proposé de faire un EP de six titres. La première qui a été terminée en studio s’intitulait « Blackberry Déprime ». J’ai fait écouter cette chanson à David Kolski animateur sur Evasion, il a tout de suite aimé et il l’a fait écouter au programmateur de la radio Chante France. Quand on terminait l’enregistrement du six titres, la chanson était déjà entrée en playlist sur Chante France et sur différentes radios en province. Dans nos têtes, le single de l’EP était « C’Est Ma Vie Dans Les Halles » dont nous avions tourné le clip entre temps, le clip est rentré sur W9 alors que « Blackberry Déprime » était en playlist en radio. Il y avait un petit décalage assez drôle avec ces deux titres. J’ai découvert ce monde de la musique que je ne connaissais pas du tout durant cette première aventure qui a duré deux ans.

Une version deluxe est parue en 2014, elle contenait un duo avec Annabelle Milot. Peux-tu nous présenter l’artiste et le titre « La Parisienne » ?

Annabelle est une ex miss météo très Parisienne. J’avais écrit une chanson qui justement s’intitule « La Parisienne » et je cherchais un duo à faire qui n’était pas dans l’album. Nous nous sommes rencontrés sur un plateau d’artistes et je lui ai proposé de faire cette chanson ensemble. Le titre est entré en radio mais rien n’était calculé, il n’y avait pas un plan marketing, le but était de prendre du plaisir et que les gens qui m’entourent soient contents.

Photo Lauren Pasche Haskiya

Photo Lauren Pasche Haskiya

Tu présentes déjà en live des titres de ton second album. Sera-t-il différent du premier ?

Oui, il sera différent du premier. Je pense comme tout à chacun qu’un artiste se révèle au fur et à mesure des albums qu’il présente. Pour mon deuxième album, j’avais une idée bien précise de ce que je voulais aborder au niveau des thèmes, des arrangements et des gens avec qui je voulais travailler. J’ai commencé à écrire cet album dans ma tête à partir d’Astaffort où j’ai composé « Je Reste Moi ». Je me suis dit que cet album allait être moi dans le sens où je compose des chansons qui me ressemblent mais dans lesquelles les gens pourront se retrouver, je l’espère en tout cas.

Quand sortira ce second pas discographique ?

Il y aura d’abord un EP de six titres qui sortira pour la fin de l’année et l’album arrivera courant 2017.

Rencontre avec un artiste coup de cœur : Marc Fichel !

Comment organises-tu tes journées entre ton travail et la composition ?

Il n’y a pas de problèmes entre mon travail et la composition, les problèmes surviennent plutôt entre les concerts et mes horaires de travail car il faut que je laisse reposer ma voix pour bien chanter. Je te dirais que je compose tout le temps même en plein travail à Rungis car j’ai des mélodies qui me viennent naturellement. Je ne saurais te l’expliquer, cela vient de coups de blues, de coups de cœur ou de coups de bien-être. Certains s’expriment en écrivant des livres, moi, c’est en mettant des notes sur des partitions. Je suis comme dans un état second…

« C’Est Ma Vie Dans Les Halles » est-il ton titre le plus autobiographique ?

En apparence oui mais en profondeur non. Le titre le plus autobiographique que j’ai pu faire, il faudra le deviner et il sera dans le prochain album. L’autobiographie peut être celle de son histoire, de ce qu’on dégage en apparence mais c’est aussi celle du cœur et des sentiments. Si j’ai choisi au départ un métier comme celui que j’exerce à Rungis, c’est parce que je suis un petit dormeur, un grand cogiteur et un grand angoissé même si cela ne se voit pas. A Rungis, tout va tellement vite et comme j’enchaîne avec la musique, je n’ai jamais le temps de me reposer vraiment.

Photo David Castelain

Photo David Castelain

Que racontes-tu dans tes textes ?

J’aime parler de ma famille car elle est importante, je parle également de mes origines, ma famille vient des pays de l’est et elle a connu la Shoah. Je fais partie de la troisième génération et je le porte sur mes épaules. Je suis contre toute forme de racisme surtout de nos jours et contre toute forme d’intolérance. Sans être démago, je pense qu’il faut savoir vivre avec les gens quelle que soit leur race, leur religion ou leur couleur de peau.

J’ai eu la chance de faire les premières parties du groupe I Muvrini et ils n’ont fait que confirmer tout cela, ce sont des êtres de lumière notamment Jean-François Bernardini qui est un ange poète, un Monsieur…des temps modernes.

Quel sera ton prochain single ?

Je pense que le prochain single sera « Je Reste Moi » qui est la seule chanson que j’ai coécrite avec Zoé Simpson à Astaffort. J’ai trouvé ce travail de coécriture très intéressante. Zoé a apporté une touche de féminité dans ce texte. Astaffort a été le début de beaucoup de choses pour moi.

Photo David Castelain

Photo David Castelain

Si je te dis Francis Cabrel. Que me réponds-tu ?

Astaffort, justement ! Francis Cabrel ; tout comme Renaud que j’ai rencontré récemment ; est une personne dont je ne connaissais que les chansons et sa chanson « Les Murs De Poussière » est pour moi l’une des plus belles chansons Françaises. Il faut savoir que Francis Cabrel est là tous les jours, il faisait même des allers/retours Astaffort-Paris puisqu’il était en pleine sortie d’album. Il était là avec nous même à l’apéro (rires), c’est lui qui a choisi les chansons qui ont été chantées au show final. Pour t’expliquer un peu le déroulement des stages d’écriture à Astaffort, durant les premiers huit jours, tu travailles en petits groupes ou à deux ; au bout de la première semaine, Francis se réunit avec un jury dans une salle de classe et ils choisissent des chansons et tu peux en présenter autant que tu le souhaites. Nous étions quatorze et il y a eu quarante chansons de présentées et cela a duré de cinq heures du soir à neuf heures. J’ai pris le choix de ne présenter que deux chansons, l’une que je chantais tout seul « Je Reste Moi » et une chanson en duo. Quand tout le monde est passé, ils débattent, ils ne choisissent que quinze chansons et ils viennent afficher les résultats et parmi les quinze, il y avait mes deux chansons. J’étais très fier et « Je Reste Moi » a été une vraie révélation. Francis m’a dit que c’était mon single.

Comment expliquerais-tu l’engouement du public pour tes chansons ?

C’est un peu compliqué de répondre à cette question car pour le moment, nous ne sommes qu’au début de l’aventure…J’aime écrire des mélodies car c’est ce que j’aime écouter à la radio. Il faut de tout à la radio, du rock, du rap, de l’electro mais des mélodies, il n’y en a pas tant que cela, peut-être parce que l’on est passé de mode mais peut-être que nous allons y revenir car il y a un public qui est demandeur. Je l’ai vu quand j’ai chanté en live notamment en Suisse. Tout doucement, l’air de rien, cette nouvelle aventure musicale prend son élan et le plus important c’est de donner et de prendre du plaisir !

Photo Eve Kstaing

Photo Eve Kstaing

Si je te demande un seul mot pour résumer ton parcours musical ?

Improbable.

Quels sont tes prochains projets ?

Atteindre mes objectifs au travail (rires). Musicalement, je ferais le Festival de Cannes. Il y aura un showcase privé dans une grande demeure à Rueil-Malmaison. Le 23 mai, je serais présent à une soirée commémorative pour l’association Toi Mon Frère avec notamment Michel Fugain, Hélène Ségara, Gilbert Montagné, Laura Mayne, … Il y aura deux concerts privés au mois de juin et je participerais également à La Fête De La Musique sur un plateau d’artistes pour défendre l’association Princesse Margot. Il faudra que je trouve le temps d’enregistrer les six titres de l’EP et cet été, j’assurerais la première partie de Gilbert Montagné à Tel Aviv devant 4000 personnes. Je commencerais également une tournée en province à la rentrée.

Un pas après l’autre.

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