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Rencontre avec Coralie Lascoux, la quatrième Colocataire à répondre à nos questions !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Jean Michel G

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Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Coralie Lascoux, je suis comédienne, auteur et metteur en scène. Je suis originaire de La Rochelle où j’ai commencé le théâtre avec Annie Schindler.

Tu as une grosse actualité en ce moment entre « Les Colocataires », les spectacles jeune public et la mise en scène. Comment arrives-tu à tout gérer ? Quel est ton secret ?

Et un enfant ! … Mon secret c’est d’avoir beaucoup d’énergie mais aussi de s’organiser. Je mets en scène deux spectacles mais malheureusement je n’ai pas le loisir d’aller les voir car je joue en même temps que les comédiens. Je demande que les prestations soient filmées de temps en temps pour avoir un regard dessus mais le travail est déjà fait, il appartient aux acteurs de le faire grandir. Je donne aussi des cours à l’Ecole du one Man show et au Ricochet Théâtre, ma compagnie que je gère avec tout ce que cela implique de rébarbatif notamment au niveau de l’administratif et de la comptabilité. Mais ce sont ces choses-là qui donnent la liberté de faire ce qu’on veut, de ne pas avoir à chercher du travail et de se le créer soi même, mais tu es chef d’entreprise !

Photo Jean Michel G

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« Les Colocataires » viennent de poser leurs valises au Trévise. C’est une nouvelle aventure qui commence. Comment la vois-tu ?

Nous sommes très contents car c’est une salle prestigieuse dans un très grand théâtre. Il faut que nous prenions nos marques. On va rencontrer un nouveau public, s’approprier l’espace et prendre de nouvelles habitudes mais je vois cela comme une super opportunité de grandir encore avec notre projet.

Qu’est-ce que tu mettrais en avant dans cette colocation ?

La performance, le rire, la complicité et le challenge.

Photo Jean Michel G

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Quel serait ton meilleur souvenir ou le plus marquant par rapport aux Colocataires ?

Le souvenir le plus marquant et le meilleur, c’est l’amitié qui a accompagné ce projet professionnel. On est vraiment amis dans la vie et l’amitié est pour moi le trésor de l’existence.

D’après toi, pourquoi le public plébiscite autant ce spectacle depuis de nombreuses années ?

Je pense que c’est parce que ce spectacle se réinvente à chaque fois et parce qu’il rend heureux. C’est un spectacle simple où il y a une proximité avec les gens et ce n’est pas un spectacle prétentieux. Sa seule ambition est de donner de la joie au public et de partager un bon moment avec lui. Les gens ont besoin de rire !

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La mise en scène est-elle venue avant ou après le jeu ?

Après, car je suis une comédienne classique au départ. Je viens vraiment du théâtre, j’ai un véritable amour pour cet art et l’impro est arrivée par la suite dans mon parcours. J’ai fait ma première mise en scène à 20 ans, on m’a offert cette opportunité à La Rochelle où il y avait un festival d’un mois durant l’été, le festival « Théâtre en Eté ». On m’a proposé de faire une mise en scène, j’ai choisi « Arsenic Et Vieilles Dentelles », ça a été une révélation pour moi. J’en ai été super fière car cela a été un succès incroyable. C’est vital pour moi de faire de la mise en scène, je monte au moins deux spectacles par an en tant que metteur en scène. Je ne pourrais pas n’être qu’improvisatrice car ce n’est pas ce qui me définit, le texte et la direction d’acteurs sont très importants pour moi, comme d’incarner un personnage. Malheureusement, en France, on est très vite catalogué et maintenant que je fais de l’impro, les gens ne me voient plus comme une comédienne « à texte» et c’est très dommage.

Peux-tu nous parler de Didou ?

J’ai rencontré Didou à l’Ecole du One Man Show où j’ai été son professeur durant deux ans ; je lui ai donné des cours d’interprétation et d’impro. Il a fait le casting pour intégrer « Les Colocataires » l’année dernière et il a fait partie de la troupe pendant six mois, ce qui nous a permis de consolider nos affinités et notre complicité. Suite à tout cela, il m’a demandé de le mettre en scène dans son seul en scène qui s’appelle « Didou Imparfait, Libre et Heureux » qu’il joue tous les dimanches au Théâtre Le Bout. C’est un humoriste très sympathique, pétillant, c’est le copain que tout le monde a envie d’avoir. Il m’a demandé de travailler avec lui parce que je viens du théâtre pour approfondir le côté personnage et situation et ma foi, c’est très réussi, j’en suis très contente. Allez y !

Rencontre avec Coralie Lascoux, la quatrième Colocataire à répondre à nos questions !

Qu’est ce qui t’a séduite dans « L’Un Dans L’Autre » que tu mets également en scène ?

Je dirais François et Thomas qui sont des super comédiens et des mecs extrêmement sympathiques. Ils ont décidé de faire un spectacle atypique sur un couple d’hommes alors qu’ils ne sont pas en couple et que Thomas n’est même pas gay. Je les ai rencontrés également à l’Ecole Du One Man Show. Je pense que c’est important quand tu es acteur de savoir jouer avec les autres et c’est dans cette optique que nous avons fait des ateliers sur le duo. Ça leur a plu et ils ont commencé à travailler ensemble. Tout naturellement comme ils avaient fait cela à mon cours, ils m’ont proposé de faire leur mise en scène. C’est un spectacle qui marche bien et qui va aller loin. On est en passe de signer avec une production. J’adore ce spectacle et j’en suis très fière.

« Tavu » est-il un spectacle pour jeunes colocataires ?

C’est un spectacle pour les ados mais plus largement pour tout le monde car nous sommes tous passés par l’adolescence. Je le joue avec Yoann tous les samedis au Théâtre Le Bout. Il y a une partie écrite car cela me paraissait important que ce ne soit pas qu’un prétexte et qu’il y ait du fond. Le pitch c’est qu’on est renvoyés dans nos corps d’ados et on a un défi jeté par Kev Adams : devenir de vrais ados. Marc-Antoine Lebret nous a fait l’amitié de faire sa voix. On doit vivre comme des ados de 2016 et comme on en est loin, on demande aux ados du public des infos ; comment on doit parler, comment on doit se comporter, quels sont leurs rêves, comment sont leurs profs… Ça parle à tout le monde, on vient avec notre vécu et nos références aussi. Du coup, les parents sont morts de rire car on les sollicite aussi. Yoann et moi adorons les ados et nous avions envie de leur rendre hommage même si ce n’est pas un public facile car l’ado de base est blasé et donc pas très expressif (rires).

Photo Jean Michel G

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Tu évolues dans « A Nous De Jouer ! » avec Delphine Grand et dans « Tavu » avec Yoann Chabaud. Est-ce important d’avoir un partenaire de jeu que l’on connaisse déjà aussi bien ?

C’est clairement un plus car tu es en confiance et tu sais que l’autre va te mettre en valeur et inversement. Il y a des réflexes naturels et cela permet de la fluidité. Dans « A Nous De Jouer ! », il y a d’autres improvisatrices chevronnées avec qui j’ai travaillé dans d’autres spectacles. J’ai écrit et mis en scène « A Nous De Jouer ! », c’est vraiment mon bébé. On est sélectionnés pour les Petits Molières avec ce spectacle, ça fait plaisir.

Matthias ne se sent-il pas trop seul du coup ? As-tu des projets à lui proposer ?

(Rires) Bien sûr que j’ai des projets avec Matthias car je l’adore. Il va normalement jouer dans « Tavu » prochainement. Il vient comme moi du théâtre et on est très complices. J’espère que nous aurons des projets au théâtre ou au cinéma ensemble mais il faut juste que je lui en parle (rires).

Comment inviterais-tu nos lecteurs à découvrir tes différents univers ?

Je leur dirais que je cherche toujours à mettre du sens dans ce que je fais et cela même dans mes improvisations. Ce sont des spectacles de divertissement avec du fond, ce qui est pour moi le plus important. S’ils ont envie de se marrer et de ressortir avec des choses auxquelles penser après, il faut qu’ils viennent voir mon travail.

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