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Rencontre avec Charlotte Creyx, une comédienne unique bourrée d’humour !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Sylvain Norget

Photo Sylvain Norget

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Charlotte Creyx, je suis comédienne et auteure. J’écris moi-même mes sketchs et mes spectacles. J’ai commencé à écrire en 2007 et j’ai eu ma première heure en mai 2008 avec mon premier spectacle qui s’appelle‘’Dans la tête de Charloose’’. J’ai joué six ans ce spectacle et j’ai bouclé la boucle en juin 2014 au Théâtre du Gymnase là où je l’avais débuté. J’ai porté ce spectacle également en province à partir de 2010. Je joue actuellement mon second spectacle que je book en ce moment en France et les pays francophones. J’ai commencé ma carrière à la télévision sur Canal + grâce à la série "Brother & Brother"que j’ai coécrite avec Jean Michel Hua. C’était la première mini-série humoristique née sur le web et adaptée à la télé. La série a eu un très gros succès sur le net et elle a été diffusée 2 ans sur Canal +. Nous avons ensuite créé ‘’8 Heures Cono’’, une parodie de la série ‘’24 Heures Chrono’’ puis ‘’Sévices Publics’’ où on parodiait les services publics ; diffusées également sur Canal +. Je suis retournée sur la chaîne en jouant dans la série ‘’Le oh oh de Nora’’ de mon amie Nora Hamzawi. Par ailleurs, j' ai eu le Coeur du Jury des ''Impertinentes'' 2015, je suis également Lauréat du fond SACD humour 2015 et je fais partie de l'équipe de jeunes talents du Point Virgule et du Paname Comedy Club.

Comment qualifierais-tu ton seule en scène joué à La Comédie Des 3 Bornes ?

C’est très difficile de répondre à cette question mais je dirais que je me confie au public et que j’essaye d’être la plus naturelle. Je ne cherche pas à être la plus jolie, la plus intelligente ni la plus drôle. Je raconte mes histoires de la manière la plus authentique possible. Bien sûr, il y a un angle choisit, mais j’ai moi-même une vision décalée sur ce que je vis et c’est cela qui en ressort. Il m’arrive très souvent, quand je raconte mes histoires, que mon entourage me dit d’en faire un sketch.

Photo Sylvain Norget

Photo Sylvain Norget

Quel est ton public ?

Je dirais que j’ai vraiment tous les âges. Il y a des jeunes de 20 ans, des enfants qui accompagnent leurs parents mais aussi des personnes plus âgées. Il n’y a pas de limite. Il y a des femmes, des hommes. Les gens viennent en famille, entre amis ou en couple. Quand je jouais mon personnage dans ‘’Le oh oh de Nora’’, je me suis aperçue que je touchais pas mal la communauté homosexuelle, je pense que c’est dû au fait que mon personnage était très libéré et parlait pas mal de cul comme je peux en parler dans la vie.

Comment expliquerais-tu que tu sois drôle même dans tes silences ?

Tout simplement parce que je vis mes silences. J’essaye d’être le plus vivante et le plus présente sur scène. Quand on se parle dans la vie, il y a toujours des silences. Je fais comme si je disais les choses pour la première fois pour rendre cet instant unique. Souvent dans la vie je me parle à voix haute alors sur scène c’est pareil.Ce qui provoque le rire est le décalage… Parfois je dis une chose mais je pense l’inverse et cela se sent. Le corps aussi joue, parfois les mots sont prononcés avec assurance mais mon corps me trahit complètement. Mon personnage aime bien regarder le côté positif des choses comme dans le sketch où elle se fait voler ses affaires lors d’un voyage au Laos, officiellement il n’y a pas de problème; dans le négatif elle se persuade du positif.Le rire vient souvent de son manque d’assurance présent dans le monologue intérieur illustré par le silence.

Photo Gil Remon

Photo Gil Remon

Dans ton one, est-ce un personnage ou est-ce vraiment toi ?

C’est marrant car je me suis beaucoup posée la question. C’est moi sans être moi. Parfois c’est vraiment moi et parfois je dirais que c’est mon clown. C’est moi mais les traits sont épaissis. Je raconte beaucoup mes mésaventures mais je ne vis pas que ça dans ma vie et heureusement !! Forcément, c’est une facette de moi mais pas la totalité.

As-tu un sketch favori ?

J’aime beaucoup le passage où je dis que je crois qu’intellectuellement je suis en train de reculer. C’est un sujet qui m’interpelle assez, se remettre en question et être bien conscience de sa connerie. Il faut essayer de tirer les choses vers le haut, de s’instruire et de ne pas se laisser embrigader par ce qui nous entoure. Il faut savoir développer son libre arbitre. Très sincèrement, j’aime tous les sketchs mais les moments que je préfère sont les moments d’introspection où je partage avec le public mes angoisses.

Photo Sylvain Norget

Photo Sylvain Norget

Le sketch sur la sortie théâtrale, est-ce du vécu ?

Oui et les critiques sont totalement vraies. Parfois les gens pensent que c’est une mise en abyme du personnage mais pas du tout, tout est véridique. J’ai été très triste et très déçue par ce spectacle. Quand la comédienne est arrivée, elle avait un physique particulier et je me suis dit que ça allait déchirer et que j’allais m’en prendre plein la gueule pendant 1h30. Au lieu du voyage espéré, je n’ai rien compris et je me suis ennuyée car ça m’était vraiment inaccessible. Gros désenchantement ! Le côté positif, j’en ai fait un sketch.

Quels ont été les retours de ta famille sur le sketch parlant des funérailles ?

Je n’en ai pas vraiment eu car je dois avouer que c’est une véritable histoire mais je ne l’ai pas vécue. C’est mon cousin qui a été témoin de ces funérailles. L’urne a explosé dans le pédalo et la femme du défunt a vraiment dit « jusqu’au bout il nous aura fait chier».

Photo Christophe Ferrari

Photo Christophe Ferrari

As-tu pris des cours pour assurer en karaoké ?

Non mais c’est une véritable histoire. Pégase à Asnières s’appelait Julien et il a vraiment bu toute la bouteille de gin. C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il fallait vraiment que je parte. C’était fou car il était sympa tout en étant désagréable. Il était accueillant, il me posait des questions mais il n’était pas content de mes réponses, c’était très étrange !! Il m’a fait chanter et s’est vraiment énervé parce qu’il trouvait que je chantais mal… Moi je me demandais ce que je foutais là !

As-tu des points communs avec ton personnage ?

Oui, complètement. Je ne devrais pas le dire mais il y a le manque de confiance et puis toutes les histoires que mon personnage vit sont, la plupart du temps, des histoires que j’ai vécu personnellement. Toutes ses remises en question me correspondent car souvent je me noie dans le doute mais je travaille dessus.

Photo Christophe Ferrari

Photo Christophe Ferrari

Peux-tu nous présenter la série ‘’Le Oh Oh De Nora’’ ?

C’est une série créée par Nora Hamzawi et qui parle de jeunes trentenaires célibataires. La série raconte les histoires de Nora et elle est souvent accompagnée de ses deux amies Valentine et moi-même. Cela a donné naissance à un trio qui était assez drôle à l’écran.

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir te découvrir sur scène ?

Je leur dirais ce qui revient souvent dans les retours du public, le spectacle offre un univers original qui ne ressemble pas à ce que l’on voit en général sur scène. Je suis le contraire d’une avalanche de vannes servie par un rythme effréné. Le rythme n’est pas rapide car si je vais trop vite je ne pourrais moi-même pas suivre mon spectacle. Si vous avez envie de voir et êtes ouvert à l’humour sous une forme différente venez, vous êtes les bienvenus !

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