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Rencontre avec Matthias Bensa, le second Colocataire à répondre à nos questions !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Jean-Michel G

Photo Jean-Michel G

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Matthias Bensa, j’ai 33 ans, je suis comédien et réalisateur, plus comédien que réalisateur, j’ai toujours fait cela et c’est ce que j’ai toujours voulu le faire, le théâtre, la musique et le cinéma a toujours fait partie de ma vie.

Qui sont Les Colocataires ?

Les Colocataires sont quatre personnages totalement différents, on a nos personnalités, nos convictions, nos amours, nos disputes comme dans une colocation normale, nous avons des passés différents et il y aura aussi certainement des futurs différents. On vit ensemble, et on fait de l’improvisation avec le public qui décide des thèmes et nous, on les joue. Il y a certaines impros plus ciblées dans la colocation avec des contraintes et d’ autres qui touchent plus au domaine de l’imaginaire ; on sort de la colocation pour être des personnages différents mais on peut dire que ce sont Les Colocataires qui s’amusent à faire des personnages différents chez eux. On est potes, on se connait très bien et c’est comme si on invitait le public chez nous pour faire un spectacle d’improvisation. On a une dizaine de contraintes par spectacle et c’est le public qui choisit un peu la couleur du spectacle.

Rencontre avec Matthias Bensa, le second Colocataire à répondre à nos questions !

Depuis quand fais-tu partie de cette aventure ?

Concrètement depuis le mois de février 2015. J’ai passé un casting en trois tours qui s’était bien passé en novembre 2014. Au début, nous étions plusieurs, on nous a demandé de faire certains exercices avec une partie technique et une plus imaginaire et puis, je dirais que le troisième tour est arrivé quand nous n’étions plus que deux et que nous jouions une fois par mois à partir du mois de février et ensuite on a joué tout l’été et ce sont Les Colocataires qui ont choisi qui serait le quatrième à la fin de la saison. On peut dire que cela a été un casting de huit mois (rires). On a tous les quatre fait des formations très différentes et je pense que ce qui leur a plu est mon côté complètement décalé. J’ai étudié au Théâtre National de Chaillot, on faisait plus du théâtre de texte avec des auteurs contemporains et classiques mais j’y ai fait également de l’impro mais de façon différente. Je voyais cela plus comme un match qui musclait le cerveau. Ce qui est très agréable avec Les Colocataires est le fait que nous avançons tous vers un seul et même but, c’est un vrai groupe de quatre, on est très fusionnels, on décide de tout ensemble, c’est comme une mini société. Ce genre de groupe est un peu l’idéal pour un comédien, ce sont des partenaires de scène de de vie, ce sont des amis. Cette confiance qui se fait est très importe pour l’impro car on avance sans filet de sécurité contrairement au théâtre classique.

Qu’est-ce qui t’a tenté le plus pour te lancer dans ce spectacle atypique ?

Je dirais cette liberté que je n’avais pas avec le texte. J’ai fait beaucoup de pubs, j’ai tourné dans des séries et ce qui me plaisait dans Les Colocataires était ce spectacle coloré et cette liberté d’être sur scène et de casser le quatrième mur entre le public et la scène. On a une superbe liberté d’imagination de personnages, de décors, d’intrigues…On a très peu de limites au final !

Photo Jean-Michel G

Photo Jean-Michel G

Y-a-t-il un thème en particulier où tu te dis quoi qu’il arrive je gère ?

Je te répondrais qu’il n’y a pas vraiment un thème en particulier car quoi qu’il arrive il faut gérer en fait. Certaines impros sont très compliquées à gérer car il faut aller très vite et il faut être en forme mais quoi qu’il arrive nous sommes quatre et si jamais il y a un soucis, l’un des trois autres peut avoir une idée et nous porter. C’est une sorte de challenge perpétuel, le public veut voir jusqu’où on peut aller. C’est une sorte de making-of en fait, les gens voient des erreurs, des moments magiques, des difficultés et c’est vrai que c’est génial car contrairement à ce que le public voit habituellement, Les Colocataires n’est pas un spectacle ordinaire. On le dit au début du spectacle, le public ne sait pas ce qu’il est venu voir et nous, nous ne savons pas ce que nous allons jouer et c’est cela qui plait. C’est génialement pensé car plein de gens reviennent très souvent, il y a des fans qui reviennent au minimum une fois par semaine et cela depuis quasiment 3 ans, c’est énorme !

Comment entretenez-vous cette rapidité d’improvisation ?

Je pense que c’est un tout, il y a nos relations tous les quatre, on se connait très bien, on sait à peu près qui va aller où, et l’improvisation est un muscle également et cela demande du travail, de l’entrainement, plus on joue, plus on est rapides. Il faut être en bonne condition physique et mentale car l’improvisation ne possède aucun filet de sécurité et cela peut très vite déraper si on ne se met pas nous des barrières. Il faut être dans un effort physique et mental perpétuel et en équipe.

Photo Jean-Michel G

Photo Jean-Michel G

Avez-vous déjà réfléchi à vous exporter dans un autre pays ?

Moi, j’adorerais ! J’ai déjà joué à l’étranger mais dans le théâtre classique et c’est génial. Je sais que l’improvisation ne fonctionne pas partout, les Anglo-saxons sont très forts dans ce domaine. Jouer au Canada serait super, ça fonctionnerait très bien là-bas car ils ont un humour très ouvert qui nous collerait très bien. Les Colocataires pourraient se jouer partout en Europe mais après le problème est la barrière de la langue car on ne peut pas sur-titrer dans l’impro.

Si je te demande un mot pour décrire chacun de tes petits collègues, quel serait-il ?

Pour Coralie, je dirais pétillante ; pour Yoann, ce serait libre et pour Delphine, je te répondrais déjantée.

Rencontre avec Matthias Bensa, le second Colocataire à répondre à nos questions !

Pourquoi changez-vous si régulièrement de théâtre ?

Pour ma part, je pense qu’il faut savoir se donner de l’air et qu’il ne faut pas qu’un quotidien s’installe et puis, le spectacle se permet de grandir à chaque fois, les salles sont toujours de plus en plus grandes et prestigieuses, c’est un signe qu’il fonctionne de mieux en mieux et chaque théâtre a un public en plus. Nous arrivons au Théâtre Trévise qui est un très beau lieu, il y a du one, de l’humour à l’affiche mais il n’y a jamais eu de cabaret d’impro et nous allons proposer quelque chose de contemporain et de coloré dans ce théâtre qui possède une vraie ambiance.

Que fait un colocataire dans la vie quand il n’est pas sur scène ?

Je dirais qu’il rumine (rires) car il s’ennuie et qu’il n’y a qu’une envie, celle d’être sur scène. Il est en stand-by, il réfléchit ou il boit des coups avec les autres colocataires et ça arrive très souvent. C’est une façon de ruminer en groupe.

Photo Carine Renard

Photo Carine Renard

Quels sont tes prochains projets ?

Mes prochains projets sont plus dans la réalisation ; je réalise un clip pour un copain et j’ai toujours dans l’idée de réaliser une fiction mais pour le moment, mes projets à venir sont avec Les Colocataires.

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