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Rencontre très rock avec le groupe Kursed !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Ange Della Maggiore

Photo Ange Della Maggiore

Pouvez-vous présenter le groupe à nos lecteurs ?

H : Nous sommes un quatuor originaire de Montpellier, je suis Hugo le chanteur et également guitariste, Romain est à la batterie, Thomas à la basse et Ari à la guitare et aux chœurs. Nous sommes des potes qui faisons du rock et on aime les choses simples et le rock vintage. Nous avons monté le groupe avec Thomas quand nous avions 13 ans mais c’était plus un amusement au début qui est devenu plus sérieux quand nous avons sommes devenus majeurs. Cette formation actuelle à 2 ans et demi, c’est un peu un renouveau, ce quatuor est un second souffle pour Kursed.

Pourquoi avoir choisi Kursed comme nous de groupe ?

H : C’est une longue histoire !

T : A la base, il nous arrivait tout le temps des petites couilles, il nous arrivait n’importe quel truc à la con et on se répétait qu’on était maudits et on s’est dit que l’on allait s’appeler comme cela. On voulait s’appeler Cursed sauf qu’on ne voulait pas se faire voler le nom par des groupes de death metal par exemple. On a mit un K mais en Français cela ne veut strictement rien dire, il n’y a pas de traduction possible. On est tellement attachés à ce nom qu’on ne l’a pas changé.

H : On s’est tâtés pour le changer quand on a changé les membres et finalement on s’est dit que c’était normal d’évoluer et on a gardé ce nom là.

Photo Hugo Nouzille

Photo Hugo Nouzille

Quel a été votre parcours musical ?

R : J’ai fait une école de jazz dans le Sud de la France et c’est là bas que j’y ai rencontré Hugo, je fais de la musique depuis que j’ai 10 ans mais vraiment de manière plus poussée depuis que j’ai 18 ans.

H : J’ai commencé la musique à 13 ans, j’ai pris des cours de guitare et j’ai fait une école de lutherie, je réglais les guitares et j’y ai rencontré Ari. J’ai un peu rencontré les membres du groupe durant notre scolarité musicale mais en revanche, je connais Thomas depuis toujours car nous sommes des amis d’enfance.

T : J’ai vraiment commencé avec Hugo à 13 ans car je ne connaissais rien de chez rien à la musique. J’ai appris en autodidacte et c’est devenu sérieux. J’ai passé des diplômes l’année dernière et également cette année pour me mettre un peu un coup de pied au cul.

A : J’ai commencé la musique il y a une dizaine d’années avec des professeurs particuliers, je n’ai pas eu un parcours réellement scolaire, je me suis fais un peu tout seul avec des formations et des cours différents.

Etes-vous déjà familiers avec la scène ?

H : Notre première scène avec Thomas nous l’avons faite vers nos 13/14 ans. Depuis toutes ces années, je ne sais combien de dates nous avons pu faire mais nous devons être autour des 250. L’année dernière, nous avons fait 40 dates et cette année, nous allons en faire le double et puis nous en avons fait individuellement.

Photo Ange Della Maggiore

Photo Ange Della Maggiore

Que retrouve-t-on sur votre EP intitulé Apple ? Pouvez-vous nous parler de vos sources d’inspiration ?

A : L’EP Apple est un peu un résumé de l’album qui va arriver derrière, on a voulu quelque chose d’assez conquis, de rock’n’roll et d’efficace pour pouvoir s’exprimer ensuite un peu plus librement sur l’album et avoir d’autres inspirations. Ce sont quatre chansons rentre dedans qui fonctionnent. En terme d’inspiration, on écoute pas mal de choses différentes, on ne se cantonne pas forcément au rock’n’roll, je pourrais citer le blues, le jazz, des choses assez vintage, un peu à l’ancienne, même dans le rock actuel, on écoute des choses qui s’inspirent du rock d’antan.

H : En termes de sujets, cela va être autour de l’image biblique Apple, on retrouve la tentation et l’interdit. Je me suis rendu compte que je parlais beaucoup d’amour, de sexe et de dieu en fait. Je me suis dit qu’on allait mettre les trois en même temps et faire un petit partouzé avec ces thèmes et cela a donné Apple qui regroupait un peu tous les sujets que je traite dans les chansons. On essaye également d’avoir un visuel fort et cohérent qui fonctionne avec le style et encore une fois, on est attirés par ce qui est vintage, ce n’est pas que nous sommes nostalgiques mais presque. C’était une autre époque et on nous a passé le flambeau.

L’album arrive-t-il bientôt ?

H : Oui, il est quasiment fini d’être mixé. On a tout enregistré en même temps, l’EP et l’album, des morceaux ont été mixés et masterisés plus tôt pour être sur l’EP et ensuite, on a pris notre temps pour l’album pour peaufiner les titres. Il sortira courant 2016 et il s’appellera Misophone. La misophonie est la haine des sons, c’est une maladie que j’ai découvert lors d’un reportage. Les personnes touchées ne supportent pas les sons et c’est un calvaire pour eux. J’ai trouvé le paradoxe rigolo de faire un album de rock qui s’appelle ainsi.

Photo Hugo Nouzille

Photo Hugo Nouzille

Quelles sont vos références en matière de rock ?

H : Je sais que j’écoute chez moi pas mal de de rock 60s, des artistes tels que Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, j’adore aussi la pop 60s et des groupes rock comme BRMC, Queen Of The Stone Age, Nirvana, The White Stripes et Balthazar pour le côté pop. Kursed, c’est cela, c’est un groupe rock avec un côté un petit peu pop avec des gimmicks que tu retiens et un côté blues authentique et vintage.

A : L’un des points forts du groupe, c'est que l'on a quand même des influences qui sont assez proches, on aime grosso modo les mêmes choses.

H : Souvent, on découvre des groupes chacun de notre côté et on se les fait découvrir et on se dit que ça tue et on sait ce qu’on déteste. Quand on n’aime pas quelque chose, on est souvent tous d'accord.

Quel est selon vous votre petit plus à apporter au rock en France ?

H : Quand j’entends cette question, c’est un peu comme si l’on avait besoin de nous. Je considère que je suis né pour divertir les gens, pour les faire oublier leur quotidien et les faire s’éclater. Le seul message que j’ai est d’être libre.

A : C’est cliché mais on aime ce qu’on fait et on le fait sincèrement.

H : Là où on se sent vraiment nous, c’est sur scène, on fait les singes, c’est un bordel organisé et on veut juste emmener les gens avec nous.

Photo Ange Della Maggiore

Photo Ange Della Maggiore

Pouvez-vous nous présenter le clip de Rock & Roll ?

H : C’est comme une petite suite à Apple, c’est simplement la femme qui prend le dessus dans ce nouveau clip car dans Apple, on voit un monsieur loyal qui manie des pantins et ce sont des femmes, un peu comme si elles représentaient des femmes objets déshumanisées qui finalement s’humanisent et ça se retourne contre l’homme. C’est presque antisexiste dans un sens mais ce clip voulait simplement dire que nous sommes tous libres. Dans Rock & Roll, les femmes prennent le dessus, on se fait tabasser la gueule. C’est un peu comme lorsqu’une histoire d’amour se finit, tout le monde est à terre et personne ne peut se relever.

Quels sont vos désirs artistiques pour la suite de votre carrière ?

T : On ne fixe pas de limites mais on ne se projette pas en fait.

A : On vit au jour le jour.

R : Ce qui serait cool, c’est que l’on soit toujours sur scène dans quelques années.

H : Faire plein de concerts, faire le plus de dates possibles. Personnellement, je ne vois pas l’avenir au-delà de six mois, je me fixe des objectifs et une fois qu’ils sont atteints, j’en fixe d’autres. Il faut être bosseur, il faut se sortir les doigts du cul comme on dit pour faire tout ce que tu désires faire. C’est un plaisir de travailler dans ces conditions et avec des potes, ce que l’on souhaite c’est d’être toujours aussi potes dans quelques années et toujours faire de la musique ensemble et que cela marche pour nous. Tant que l’on est heureux, c’est le principal.

Photo ODyL

Photo ODyL

Au moment où je vous interviewe, vous vous préparez pour un concert au Bus Palladium, pouvez-vous me donner deux mots pour définir Kursed sur scène ?

Sincère et Animal !

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