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Rencontre avec le comédien Fabrice Pannetier !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Edouard Mutez

Photo Edouard Mutez

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Fabrice Pannetier, je suis comédien, j’ai une trentaine d’années et je suis originaire de la région Viennoise, je viens de Seyssuel un petit village situé en Isère. Je suis arrivé à Paris il y a une dizaine d’années. J’ai suivi les cours d’art dramatique Jean Perimony. En sortant des cours, j’avais déjà quelques petits contrats. J’ai commencé à La Comédie Des 3 Bornes dans le 11ème ou j’ai joué beaucoup de pièces J’ai coécrit un spectacle sur les dieux de l’Olympe avec plusieurs comédiens, nous l’avons joué deux étés de suite à Paris. Par la suite j’ai fondé avec ma grande amie Florence Fakhimi une compagnie qui est née il y a quatre ans et qui s’appelle La Compagnie Libre A Nous. Cette compagnie propose un large choix de spectacles.

Quelle est l’histoire de la pièce Soixante Degrés ?

C’est l’histoire de deux garçons qui se retrouvent par le plus grand des hasards dans une laverie un soir et ils ont en commun une fille qui s’appelle Marie et qui est l’ex petite amie de l’un et l’actuelle fiancée de l’autre. Ils vont être amenés à parler de cette fille qui va être le prétexte à une discussion et une amitié entre Damien et Rémi va naitre pendant des mois et des mois. C’est une histoire d’amitié et d’autres choses vont se passer. Il y a plusieurs sentiments dans cette pièce et c’est un bon délire entre amis qui se passe. Je dirais que c’est une bulle et c’est ce qui peut arriver quand on fréquente les laveries, on s’échappe, on va laver son linge et on se retrouve face à des personnes assez atypiques, assez étranges et on se lie d’amitié ou pas. Ces moments là leur font du bien, c’est leur petite bulle à eux, ils délirent ensemble mais pas que, ils ont des moments également de questionnement, ils se retrouvent vraiment.

Photo Edouard Mutez

Photo Edouard Mutez

Comment définirais-tu ton personnage ?

Damien est infirmier, il est naïf mais dans le bon sens du terme, c’est quelqu’un de gentil et de brave qui a un sens de l’humour au premier degré. Il est plein de joie, d’envies, de fougue et de bonheur. Il permet à Rémi de se lâcher. Damien est quelqu’un de posé et en face de lui, il a un bout en train qui cache des fêlures. Dès que l’un est avec l’autre, on sait que cela va être super et dès qu’il en manque un, c’est comme si un manque naissait.

Comment qualifierais-tu le duo que tu formes avec Frédéric Valentin ?

Je dirais que ce duo est fusionnel, nous nous connaissons que depuis très peu de temps et dès que je l’ai vu en audition, je l’ai mis sur le projet avec l’accord de Florence. Très vite, nous avons développé une super entente et nous avons l’impression de nous connaitre depuis très longtemps et c’est aussi l’impression qu’ont les gens. Nous formons vraiment un duo.

Photo La Parisienne du Nord

Photo La Parisienne du Nord

Que mettrais-tu en avant dans cette pièce de Jean Franco et Jérôme Paza ?

Et bien, je dirais la simplicité de l’écriture mais au sens noble du terme, il n’y a pas de chichis, on y va et on ne se pose pas de questions. On passe vraiment un bon moment, c’est une bouffée d’air frais. C’est une écriture quotidienne tellement agréable à jouer que je le prends vraiment comme un cadeau. J’étais déjà tombé amoureux de cette pièce quand je l’avais vue il y a une dizaine d’années et c’est pour cela que j’ai voulu que la compagnie la remonte cette année. Les personnages sont exceptionnels. Il y a un ascenseur émotionnel en 1h15 qui prend à la gorge, on passe par toutes les émotions et c’est simple. Le lieu où se déroule la pièce est atypique, nous ne sommes pas dans une maison, le lieu est original tout comme la pièce et le thème est actuel et il fait réfléchir pas mal de gens car cela touche beaucoup d’hommes et de femmes, cette question sur les rapports humains et sentimentaux. C’est un beau cadeau !

Quel serait le message de la pièce ?

Evidemment, je dirais un seul mot : tolérance ! C’est un message d’amour et d’amitié avec un grand A aussi. C’est une comédie donc il est évident qu’il y a de la joie et du rire et nous en avons tous besoin.

As-tu déjà fait des rencontres intéressantes dans une laverie ?

J’ai fait une rencontre intéressante et marrante quand je suis arrivé sur Paris dans la laverie qui se trouvait juste en bas de chez moi.

Photo Franck Harscouet

Photo Franck Harscouet

Dans la vie de tous les jours, la lessive, c’est un plaisir ou une corvée ?

Pas du tout ! J’adore laver et repasser mon linge, c’est un plaisir à mettre la lessive, sentir l’odeur…de la lessive hein !

Etre comédien a-t-il toujours été une envie ?

Non. Ca ferait cliché de dire que j’ai toujours voulu être comédien. Je suis passé par d’autres envies quand j’étais ado, je voulais être médecin car je me disais que c’était une profession où on gagnait beaucoup d’argent, je me suis tourné ensuite vers des organismes, j’ai voulu être garde forestier pour être proche de la nature, j’ai voulu être major d’homme car ça touchait bien… En réfléchissant, quand j’étais enfant, ma grand-mère me faisait des déguisements et chez ma nounou il y avait toujours de quoi se grimer, et j’aimais faire le zouave mais c’est une prof de Français quand j’étais au lycée qui m’a fait connaitre le Théâtre Des Célestins à Lyon et je suis vraiment tombé amoureux de la scène. C’est quelque chose qui m’a parlé et qui a fait écho en moi et je me suis dit que je serais heureux dans ce métier là. J’ai suivi cet instinct et j’ai commencé à prendre des cours chez Janine Berdin à Lyon. J’étais quelqu’un d’assez anxieux et le théâtre m’a permis de gommer un peu cela. Je me suis inscris dans un cours à Paris et j’ai rencontré plusieurs fois Michel Bouquet et c’est lui qui m’a poussé à choisir les cours Jean Perimony. Je me suis inscris et l’aventure a commencé à Paris avec l’appui à 100% de mes parents.

Photo Franck Harscouet

Photo Franck Harscouet

Dans quels autres projets pouvons-nous te voir ?

La compagnie dont je suis le co-fondateur a deux spectacles en tournée, Room Service qui est une pièce de Jean-Christophe Barc et tourne depuis bientôt 3 ans et qui s’est joué à Paris, il y aura encore quelques dates en 2016, j’y joue avec Florence Fakhimi qui est en alternance avec Laure Trégouet et Thomas Zaghedoud. Je suis également en tournée avec la pièce policière Piège Pour Un Homme Seul de Robert Thomas l’auteur de 8 Femmes et nous serons en avril prochain pour deux dates au Vingtième Théâtre à Paris. Je suis aussi dans la La Souricière qui est une pièce d’Agatha Christie qui se joue tous les samedis et dimanches au Théâtre Du Petit Gymnase à Paris.

Tu as coécrit une pièce, as-tu de nouvelles idées pour une prochaine ?

Pas du tout ! J’ai écrit une seule pièce et nous étions plusieurs pour l’écrire et je ne le referais plus (rires). Je pense qu’il faut avoir l’envie et le don pour le faire et je n’ai pas du tout cette qualité là et il faut savoir faire ce qu’on sait faire même si il y a beaucoup de personnes qui font tout et n’importe quoi et je trouve cela dommage, il faut mieux se concentrer sur ce qu’on sait faire et essayer de bien le faire en tout cas. L’écriture, ce n’est pas pour moi, je laisse ça à d’autres.

Photo Franck Harscouet

Photo Franck Harscouet

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir assister à une représentation de Soixante Degrés ?

Soixante Degrés n’est vraiment pas dans la comédie forcée et je défend cette pièce à 200%, c’est une vraie petite bulle d’amour et d’humour. S’ils ont envie de passer un bon moment empli de légèreté et d’humour dans un lieu original, je leur dirais de venir car depuis que nous avons commencé cela se passe très bien et nous en sommes très contents, nous prolongeons, il n’y a que des bons retours. Il faut venir passer un bon moment avec nous dans notre petite bulle, c’est comme si le public nous regardait dans le petit trou de la serrure dans notre laverie. Le théâtre fait 110 places, il est assez intimiste donc nous sommes vraiment proches des spectateurs. Il faut venir rire, nous en avons tous besoin !

Quels vont être tes autres projets en 2016 ?

Nous allons être en tournée avec Room Service, Piège Pour Un Homme Seul et La Souricière et je prends la direction d’un festival de théâtre dans ma région, l’enfant du village va revenir à Seyssuel, cela va s’appeler Seyssuel Fait Sa Comédie et cela va être un festival de théâtre et d’humour et cela va être la première édition au printemps prochain. C’est le début d’une belle aventure qui je l’espère durera des années. J’en suis très content et on pourra retrouver Soixante Degrés dans ce festival !

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La Parisienne du Nord 15/06/2016 10:26

Soixante degrés était une chouette pièce. Un bon moment au théâtre.
Merci pour la mention sous ma photo ;-)